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Neurobrucellose - 14/11/17

[17-051-B-50]  - Doi : 10.1016/S0246-0378(17)79772-2 
I. Kacem a, b : Assistante hospitalo-universitaire, S. Mrabet a : Médecin spécialiste en neurologie, S. Gabsi c : Médecin spécialiste en neurologie, chef de service, Y. Sidhom a, b : Assistant hospitalo-universitaire, A. Gargouri a, b : Professeur agrégée, M. Ben Djebara a, b : Professeur agrégée, R. Gouider a, b,  : Professeur en neurologie, chef de service
a Service de neurologie, UR12SP21, Centre hospitalo-universitaire Razi, 1, avenue des Orangers, 2010 La Manouba, Tunisie 
b Faculté de médecine de Tunis, Université Tunis El Manar, rue Djebel-Lakhdhar, La Rabta, 1006 Tunis, Tunisie 
c Service de neurologie, Hôpital régional de Djerba, avenue Habib-Bourguiba, 4180 Djerba, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

La brucellose est une anthropozoonose ubiquitaire, qui touche avec prédilection le Bassin méditerranéen et le Moyen-Orient. Brucella melitensis est l'espèce la plus pathogène pour l'homme. Le réservoir est habituellement un mammifère terrestre. La contamination des êtres humains peut se faire à partir de l'ingestion de lait non pasteurisé provenant d'animaux infectés ou par le contact avec leurs sécrétions. L'atteinte neurologique au cours de la brucellose ou neurobrucellose est fréquente et parfois inaugurale. Plusieurs mécanismes physiopathologiques ont été incriminés tels qu'un effet direct de la Brucella ou de ses endotoxines sur la myéline, une réaction allergique ou antigénique croisée ou un mécanisme vasculaire. La neurobrucellose peut être primaire dominée par la méningoencéphalite qui reste la manifestation clinique la plus fréquente, les neuropathies avec une prédilection pour le nerf auditif et les atteintes démyélinisantes du système nerveux central. Les formes secondaires sont représentées par les myélopathies compressives et les infarctus cérébraux. Le diagnostic repose sur l'isolement en culture des Brucella et/ou le diagnostic de Wright dans le sang et le liquide cérébrospinal. L'amplification de l'acide désoxyribonucléique de Brucella par polymerase chain reaction est sensible et spécifique. Le traitement repose sur l'association d'antibiotiques caractérisés par une bonne pénétration intracellulaire et une bonne diffusion cérébroméningée pendant au moins trois mois. La prophylaxie repose sur la vaccination ainsi que sur le dépistage et l'abattage des animaux infectés, le contrôle des infections d'origine alimentaire, notamment par la pasteurisation du lait, et des mesures de protection des professions exposées.

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Mots-clés : Neurobrucellose, Anthropozoonose, Brucella melitensis, Méningoencéphalite, Sérodiagnostic de Wright


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