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Comparaison de 3 techniques de symphyse pleurale : talcage chimique par le drain (talc slury), pleuroscopie avec instillation de talc (talc poudrage) et drain pleural tunnélisé (PleurX) dans les pleuréises néoplasiques - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.216 
A. Jestin , R. Magnier, E. Bergot
 CHU de Caen, Caen, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Au total, 15 % des patients porteurs de cancers sont atteints d’une pleurésie néoplasique. Elles sont responsables d’une altération de la qualité de vie des patients et représentent un tournant dans l’évolution de la maladie. Actuellement trois techniques permettent leur prise en charge symptomatique : talc slurry, talc poudrage et PleurX. L’objectif de notre étude était de comparer l’efficacité de ces trois techniques au travers plusieurs éléments : taux de symphyse pleurale, durées d’hospitalisation et de drainage et taux de complications.

Méthodes

Nous avons réalisé une étude multicentrique (CHU et CLCC de Caen) rétrospective entre novembre 2013 et mars 2017. Les patients atteints de pleurésies néoplasiques et nécessitant un drainage et une symphyse pleurale étaient inclus.

Résultats

Au total, 118 patients ont été analysés. Les 3 pathologies les plus représentées étaient les cancers du poumon (41 %), de la plèvre (18 %) et du sein (13 %) (Fig. 1). L’âge moyen était de 69,1±11,8 ans. La durée d’hospitalisation post-procédure était significativement plus élevée dans le groupe des drains (19,7jours) vs 10,0jours pour les pleuroscopies (p=0,020) et 8,8jours pour les PleurX (p=0,010). Le taux de complications n’était pas significativement différent entre les 3 groupes (p=0,533). Le taux de symphyse était significativement plus important dans la pleuroscopie que dans celui des drains (78 % vs 42 %, p=0,005). Les PleurX permettaient de réaliser une chimiothérapie rapidement, 6jours en moyenne après la pose (p=0,006) et de ne pas avoir recours à une deuxième technique (p=0,004).

Conclusion

L’obtention d’une symphyse pleurale est un élément déterminant dans la prise en charge des pleurésies néoplasiques. Il apparaît clairement au travers de notre étude et de la littérature que deux techniques sont à privilégier : la pleuroscopie et le PleurX. La pleuroscopie reste l’examen de référence lorsqu’un diagnostic ou qu’une symphyse pleurale sont recherchés. Néanmoins, en cas de poumon trappé, de contre-indication à la pleuroscopie ou de nécessité de réaliser une chimiothérapie en urgence, le PleurX permet une prise en charge symptomatique satisfaisante avec un taux de symphyse appréciable. La pose d’un PleurX au décours d’une pleuroscopie pourrait optimiser le taux de symphyse.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A98 - janvier 2018 Retour au numéro
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