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Dépression et maladie de Parkinson - 27/06/12

[17-062-A-13]  - Doi : 10.1016/S0246-0378(12)35611-X 
U. Spampinato a, , b  : Professeur des Universités, praticien attaché, F. Tison a : Professeur de neurologie, chef de service
a Département de neurologie, Hôpital du Haut-Lévêque, CHU de Bordeaux, avenue Magellan, 33604 Pessac, France 
b Université Victor-Segalen Bordeaux 2, INSERM U862, 146, rue Léo-Saignât, F-33000 Bordeaux cedex, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

La dépression constitue l'un des principaux troubles non moteurs de la maladie de Parkinson. Elle touche environ 40 % des parkinsoniens et participe au handicap et à l'altération de la qualité de vie. La dépression est prépondérante aux deux extrêmes de la maladie : au début, parfois précédant des symptômes moteurs, et au stade du déclin et des fluctuations motrices. Le diagnostic de dépression reste clinique et repose sur les critères du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, 4e édition (DSM IV). Il s'agit d'un processus délicat étant donné l'existence d'un certain recouvrement sémiologique entre syndrome parkinsonien, dépression et apathie, cette dernière étant fréquemment observée chez les parkinsoniens tant en association avec la dépression qu'en tant que syndrome à part entière. Dépression, apathie et risque suicidaire accru font partie des complications psychiatriques observées chez les parkinsoniens traités par stimulation bilatérale à haute fréquence du noyau sous-thalamique. Sur un plan physiopathologique, des facteurs psychologiques et organiques sont en cause. Des nouvelles hypothèses privilégient l'implication préférentielle d'un dysfonctionnement des systèmes noradrénergique et dopaminergique centraux au sein du réseau limbique, relativement à celle du système sérotoninergique. Sur un plan thérapeutique, au cours de la dernière décade, un nombre grandissant d'études a montré le potentiel thérapeutique antidépresseur des agonistes dopaminergiques, l'optimisation du traitement dopaminergique s'avérant ainsi une étape importante et nécessaire avant la prescription des antidépresseurs traditionnels. Toutefois, le choix des divers antidépresseurs disponibles reste actuellement empirique, et, dans les années à venir, la réalisation de nouvelles études contrôlées en double aveugle, peu nombreuses à ce jour, devient nécessaire afin de définir une conduite à tenir pour le traitement des troubles dépressifs dans la maladie de Parkinson. En conclusion, la dépression dans la maladie de Parkinson est fréquente et d'origine multifactorielle, nécessitant dans les cas plus complexes une collaboration étroite entre neurologues, psychiatres et psychologues.

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Mots-clés : Maladie de Parkinson, Dépression, Apathie, Prévalence, Échelles, Sémiologie, Physiopathologie, Dopamine, Sérotonine, Noradrénaline, Traitement antidépresseur


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