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Facteurs de risque de séquelles perfusionnelles pulmonaires après un premier épisode d’embolie pulmonaire non provoquée : résultats d’un essai multicentrique, double insu, randomisé : PADIS EP - 21/12/15

Doi : 10.1016/j.rmr.2015.10.706 
C. Tromeur 1, , O. Sanchez 2, E. Presles 3, G. Pernod 4, P. Mismetti 5, P. Jego 6, F. Parent 7, P. Girard 8, K. Lacut 9, S. Laporte 3, C. Leroyer 9, G. Meyer 10, F. Couturaud 9
1 Service de médecine interne et pneumologie, Brest, France 
2 Hôpital européen Georges-Pompidou, AP–HP, université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, service de pneumologie, Inserm UMR 970, GIRC thrombose, Paris, France 
3 CHU Saint-Étienne, université Jean-Monnet, unité de recherche clinique, innovation et PharMacOlogie, EA3065, GIRC thrombose, Saint-Étienne, France 
4 CHU de Grenoble, université Grenoble Alpes, CNRS, TiMc-imag UMR 5525, Themas, service de médecine vasculaire, GIRC thrombose, Grenoble, France 
5 CHU de Saint-Étienne, université Jean-Monnet, service de médecine et thérapeutique, unité de PharMacOlogie clinique, EA3065, GIRC thrombose, Saint-Étienne, France 
6 CHU de Rennes, université de Rennes 1, service de médecine interne, Rennes, France 
7 CHU de Kremlin-Bicêtre, service de pneumologie, Inserm 999, GIRC thrombose, Kremlin-Bicêtre, France 
8 Institut mutualiste Montsouris, département thoracique, GIRC thrombose, Paris, France 
9 CHU de Brest, université de Bretagne Occidentale, département de médecine interne et pneumologie, EA 3878, CIC Inserm 1412, GIRC thrombose, Brest, France 
10 Hôpital européen Georges-Pompidou, AP–HP, université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, service de pneumologie, Inserm UMR-S 970, GIRC thrombose, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Après un premier épisode d’embolie pulmonaire (EP) non provoquée, la persistance de défects perfusionnels pulmonaires pourrait être associée à un risque accru de récidive thromboembolique après l’arrêt du traitement anticoagulant. L’objectif est d’identifier les facteurs de risque de séquelles perfusionnelles scintigraphiques après un premier épisode d’EP non provoquée.

Méthodes

Il s’agit d’une étude multicentrique, randomisée, contrôlée, en double insu. Après 6 mois de traitement anticoagulant pour un premier épisode d’EP non provoquée, 371 patients ont été randomisés à recevoir de la warfarine ou un placebo pendant 18 mois. À l’inclusion, une scintigraphie de ventilation/perfusion planaire a été réalisée chez tous les patients. Les séquelles perfusionnelles étaient définies par une absence de perfusion d’au moins 10 % du lit vasculaire pulmonaire. L’analyse des facteurs de risques biologiques, cliniques et morphologiques a été réalisée par une analyse univariée et multivariée.

Résultats

Après 6 mois de traitement anticoagulant, 33 % des patients présentaient des séquelles perfusionnelles scintigraphiques. En analyse multivariée, l’âge de plus de 65ans, une maladie respiratoire chronique, une pression artérielle pulmonaire systolique de plus de 50mmHg et un rapport ventricule droit/ventricule gauche supérieur à 0,9 étaient des facteurs indépendant de séquelles perfusionnelles pulmonaires (odds ratio : 3,4 [IC95 % : 2,0–6,0], 2,2 [IC95 % : 1,1–4,1] et 1,8 [IC95 % : 1,0–3,1], respectivement). Le traitement initial par une héparine de bas poids moléculaire (HBPM) était en revanche associée à risque moindre de séquelles (odds ratio : 0,6 [IC95 % : 0,3–1,0]).

Conclusion

L’âge de plus de 65ans, la présence d’une maladie respiratoire chronique, la dysfonction du ventricule droit sont significativement associées à un risque accru de séquelles perfusionnelles, alors que l’utilisation initiale d’HBPM en diminue le risque.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 33 - N° S

P. A60 - janvier 2016 Retour au numéro
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  • Facteurs de risque de récidive d’événements thromboemboliques chez les patients ayant présenté un premier épisode d’embolie pulmonaire non provoquée : résultats d’un essai randomisé, multicentrique, en double insu : PADIS EP
  • F. Couturaud, O. Sanchez, E. Presles, G. Pernod, P. Mismetti, P. Jego, F. Parent, P. Girard, K. Lacut, S. Laporte, C. Leroyer, G. Meyer, D. Mottier
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  • Devenir à long terme des hypertensions pulmonaires associées à une sarcoïdose à l’ère des thérapeutiques ciblées de l’hypertension artérielle pulmonaire
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