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BPCO : aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs dans le service de pneumo-phtisiologie de l’hôpital National de Lamordé - 31/01/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2017.10.435 
A. Gagara-Issoufou-Madougou 1, , M.-M. Assao-Neino 2, A.-S. Adambounou 3, I. Abdoul-Karim 1, M. Bako 1, A. Soumana 2, I. Attahirou 1, D.-A. Maizoumbou 1
1 Service de pneumo-phtisiologie de l’hôpital national lamordé (SPPHNL) Niger, Niamey, Niger 
2 Centre national antituberculeux (CNAT) Niger, Niamey, Niger 
3 Service de pneumo-phtisiologie de CHU Sylvanus Olympio, Lomé, Togo 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) est l’une des pathologies respiratoires sous estimé en milieu pneumologique africain. Cependant très peu d’études ont été faites, c’est pourquoi nous avons initié cette étude. L’objectif de cette étude est de déterminer les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des BPCO.

Méthodes

Il s’agit d’une étude prospective descriptive portant sur une période d’un an allant de juin 2016 à mai 2017 ayant concernée les patients consultés et/ou hospitalisés dans le service de pneumo-phtisiologie pour une BPCO.

Résultats

La fréquence de la BPCO était de 5,48 %. Le sexe masculin représentait 86,5 % avec un sex-ratio de 3,2. La moyenne d’âge était de 55 ans avec des extrêmes de 24 à 95 ans et le tabagisme était retrouvé dans 76,9 %. Le tableau clinique était dominé par la toux (84,6 %), la dyspnée (82,7 %) et la douleur thoracique (48 %). Le principal signe de gravité était la dyspnée dans 26,9 %. La radiographie thoracique objectivait une distension thoracique (94,2 %) et un syndrome interstitiel (38,5 %). Dix-huit patients (34,6 %) étaient au stade III de sévérité et 28,8 % au stade II. Les traitements les plus prescrits étaient les bronchodilatateurs à courte durée d’action (96,2 %), les antibiotiques (69,2 %) et l’association bronchodilatateurs à longue durée d’action+corticostéroïdes inhalés (61,5 %). L’évolution était marquée par une stabilisation dans 75 % et une exacerbation de 23 %.

Conclusion

La BPCO constitue une part non négligeable des pathologies respiratoires dans notre service, d’où l’intérêt d’intensifier le dépistage et la lutte contre le tabagisme.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2017  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 35 - N° S

P. A190 - janvier 2018 Retour au numéro
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