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Comparaison de l’efficacité d’associations fixes de LAMA/LABAs, administrés une fois par jour, chez des patients BPCO ayant peu ou beaucoup recours au traitement de secours - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.204 
I. Naya 1, B. Alcazar Navarrete 2, G.J. Feldman 3, A.R. Sousa 4, D. Lipson 5, A. Compagnon 6, , C. Compton 1
1 Global Respiratory Franchise, GSK, Brentford, Grande-Bretagne 
2 Neumologia, hospital de Alta Resolucion de Loja, Granada, Espagne 
3 South Carolina Pharmaceutical Research, Spartanburg, États-Unis 
4 Discovery Medicine, GSK, Stockley Park West, Uxbridge, Grande-Bretagne 
5 Respiratory Research and Development, GSK, King Of Prussia, États-Unis 
6 Département Médical, GSK France, Rueil-Malmaison, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Lors de la première comparaison directe d’associations fixes d’anticholinergiques longue durée d’action et de β2-agonistes longue durée d’action (LAMA/LABA) administrées une fois par jour dans la BPCO, umeclidinium/vilanterol (UMEC/VI) a montré une amélioration du VEMS supérieure à tiotropium/olodaterol (TIO/OLO) après 8 semaines (sem). Le recours au traitement de secours (TS) (salbutamol) était autorisé au long de l’étude. Le but cette analyse est d’étudier l’impact du niveau de recours au TS à l’inclusion sur les effets du traitement.

Méthodes

Étude randomisée, en ouvert, de 8 sem, en cross-over comparant UMEC/VI 6,5/25μg à TIO/OLO 5/5μg chez des patients non traités par CSI et ayant une BPCO modérée symptomatique (Score mMRC2, VEMS/CVF<0,70, VEMS post-SAL 50–70 % de la valeur théorique). La population en intention de traiter (ITT) a été divisée en sous-groupes selon le recours médian au TS, faible (<1,71 bouffées/jour [b/j]) ou élevé (≥1,71 b/j). Les variations du VEMS résiduel (MMC) ont été comparées entre les sous-groupes, l’analyse du recours au TS pendant la période de suivi était descriptive.

Résultats

Dans la population ITT (n=236, âge moyen 64,4 ans, 60 % d’hommes), environ 50 % des patients étaient utilisateurs fréquents (bras UMEC/VI : 112/220 [51 %], TIO/OLO : 109/216 [50 %]). Le recours moyen au TS à l’inclusion était de 0,5 b/j dans les 2 bras pour les utilisateurs faibles et de 4,3 b/j (UMEC/VI : 4,6 b/j ; TIO/OLO : 4,0 b/j) pour les utilisateurs fréquents. Dans l’ensemble de la population ITT, les améliorations statistiquement significatives observées avec UMEC/VI vs TIO/OLO sur le VEMS résiduel à 8 sem ont été retrouvées dans les 2 sous-groupes d’utilisateurs de salbutamol. UMEC/VI était également associé à une proportion significativement plus grande de répondeurs (augmentation de100mL du VEMS par rapport à l’inclusion) que TIO/OLO dans les 2 sous-groupes à 8 sem. Le recours au TS à l’inclusion semblait avoir un impact différent sur le TS pendant le suivi, dans les 2 bras (Tableau 1).

Conclusion

UMEC/VI a démontré des améliorations significativement plus importantes pour le VEMS résiduel, et une proportion plus élevée de répondeurs au VEMS à 8 sem que TIO/OLO dans les sous-groupes (faible et fort recours au TS). Ces résultats suggèrent que le gradient d’efficacité entre ces 2 associations fixes en 1×/j (LAMA/LABA) n’est pas modifié par le recours au TS à l’inclusion. D’autres études sur l’impact des symptômes à l’inclusion sur le recours au TS sont nécessaires.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A100-A101 - janvier 2019 Retour au numéro
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