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Intérêt d’une coopération pneumologue/pharmacien dans l’optimisation des traitements inhalés chez les patients BPCO - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.208 
P. Béhague 1, A. Deldicque 1, O. Le Rouzic 2, J. Briand 2, N. Paris 2, N. Bautin 2, T. Perez 2, J.F. Bervar 2, M. Perez 1, , B. Décaudin 1, P. Odou 1
1 Institut de pharmacie, CHU Lille, Lille, France 
2 Service de pneumologie et immuno-allergologie, CHU Lille, Lille, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les principaux traitements de la BPCO sont sous forme inhalée. Des dispositifs inadaptés ou mal utilisés peuvent entraîner une perte d’efficacité, avec un risque d’exacerbation et donc de réhospitalisation. L’objectif est d’évaluer l’impact d’une coopération entre pneumologue et pharmacien hospitalier dans l’optimisation des traitements des patients BPCO.

Méthodes

Des patients BPCO hospitalisés en pneumologie et bénéficiant d’au moins un traitement inhalé de longue durée d’action ont bénéficié de consultations pharmaceutiques permettant de recueillir les classes pharmacologiques, le nombre d’inhalateur(s) de longue durée d’action avant l’hospitalisation et à la sortie, et la gestuelle associée à la prise du dispositif. Ils sont sélectionnés sur demande du médecin ou proposition du pharmacien au regard d’une introduction récente (<1 mois) d’un dispositif, d’une mauvaise observance (score de GIRERD>1) et/ou d’exacerbations fréquentes. Lors de l’entretien, le pharmacien apprécie la maîtrise de l’inhalation et dispense des informations relatives au bon usage. Des interventions pharmaceutiques (IP) (action induisant directement une modification de la prise en charge du patient ou de sa thérapeutique médicamenteuse) ont été menées auprès des pneumologues lorsque nécessaire et répertoriées.

Résultats

Quarante-quatre patients BPCO ont été vus par des pharmaciens sur 4 mois (âge médian 66 ans [min 44, max 90], sex-ratio H/F 2,2). Quinze patients étaient sous triple thérapie à l’entrée, contre 10 à la sortie d’hospitalisation. La double bronchodilatation concernait 11 et 18 patients, respectivement. Les patients disposaient de 1, 2 ou 3 inhalateur(s) à l’admission dans 43,2 %, 34,1 % et 9,1 % des cas, respectivement, contre 75,0 %, 22,7 % et 0 % des cas à la sortie. Au total, 70,5 % des patients ont eu un rappel sur la gestuelle de leur dispositif. Ces rappels n’ont pas été comptés en tant qu’IP (car considérés comme soins courants). Au total, 17 IP ont été réalisées chez 15 patients de la cohorte, portant sur l’optimisation du dispositif d’inhalation dans 70,6 % des cas ou de la pharmaco-thérapeutique (29,4 %). Le détail des IP figure dans le Tableau 1. Toutes les IP ont été acceptées après discussion avec les pneumologues.

Conclusion

Cette étude a permis de montrer que la présence pharmaceutique en pneumologie pouvait aider à optimiser les thérapeutiques inhalées tant sur la gestuelle que sur l’observance. Il pourrait être intéressant de faire une étude de l’impact de cette coopération en termes de ré-exacerbations et financier.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A102-A103 - janvier 2019 Retour au numéro
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