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Impact du sevrage tabagique sur la survie des patients atteints de cancer broncho-pulmonaire localement avancé ou métastatique - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.251 
I. Gargouri, S. Jabli , A. Knaz, W. Benzarti, S. Aissa, A. Abdelghani, A. Garrouch, A. Hayouni, M. Benzarti
 Pneumologie, Sousse, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Arrêter de fumer après le diagnostic d’un cancer pulmonaire est une situation particulièrement délicate puisque la personne est confrontée, d’une part, au traumatisme que constitue l’annonce du diagnostic et, d’autre part, à la souffrance (connue ou supposée) inhérente au sevrage de l’addiction tabagique. L’objectif de notre travail est d’étudier l’impact de sevrage tabagique sur la survie des patients atteints de CBP localement avancé ou métastatique.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur les dossiers de patients atteints de CBP localement avancé ou métastatique colligés au service de pneumologie de Sousse entre janvier 2010 et décembre 2016. Nous avons étudié la réponse thérapeutique, la toxicité du traitement et la survie de 2 groupes : G1 : « Ex-fumeurs » : 166 patients : les patients qui ont arrêté de fumer au moment de diagnostic du cancer ou au moins 6 mois avant. G2 : « fumeurs actifs » : 277 patients : les patients qui continuent de fumer après le diagnostic histologique du cancer.

Résultats

Notre étude a inclus 443 patients atteints de CBP localement avancé ou métastatique avec un âge moyen de 61±8 ans. Le G2 avait un permormans status plus altéré que le G1 (p=0,04). Il avait une intoxication tabagique plus importante (63 vs 49 ; p=0,00). Il n’y avait pas de différence significative entre les 2 groupes concernant la forme histologique (p=0,57), le stade tumorale (p=0,82) et la réponse tumorale à un traitement anticancéreux. Le G2 avait une toxicité hématologique à la chimiothérapie à type de neutropénie plus importante que le G1 (p=0,03). Nos résultats ont conclu qu’il n’y avait pas de différence significative en termes de survie sans progression (p=0,87) et de survie globale (p=0,90) entre les 2 groupes.

Conclusion

L’arrêt de tabagisme après le diagnostic d’un cancer broncho-pulmonaire localement avancé ou métastatique n’améliore ni la réponse thérapeutique ni la survie des patients atteints de ce cancer, et donc, il n’est pas considéré comme un facteur pronostique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A120-A121 - janvier 2019 Retour au numéro
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