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IMMUNOPROG : efficacité des inhibiteurs de point de contrôle immunitaire (ICI) chez des patients porteurs d’un carcinome bronchique non à petites cellules réfractaire à une chimiothérapie de première ligne - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.255 
C. Lefebvre 1, , E. Martin 2, R. Veillon 1, F. Puisset 2, L. Hendriks 3, A.M. Dingemans 3, B. Besse 4, C. Raherison 1, J. Mazières 5
1 CHU, Bordeaux, France 
2 IUCT, Toulouse, France 
3 MUMC, Maastricht, Pays-Bas 
4 Institut Gustave-Roussy, Villejuif, France 
5 CHU, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les inhibiteurs de checkpoint immunitaires (ICI) sont désormais largement utilisés afin de traiter les carcinomes bronchiques non à petites cellules (CBNPC) après progression d’une première ligne à base de sels de platine. La prise en charge des patients réfractaires à cette première ligne de traitement est mal définie et en particulier l’intérêt potentiel des ICI [2, 1].

Méthodes

Nous avons conduit une étude rétrospective, multicentrique entre mars 2010 et novembre 2017 chez des patients atteints de CBNPC progressant dans les 3 premiers mois après introduction d’une chimiothérapie de première ligne. Les données clinicopathologique et de réponse selon RECIST1.1 dans cette catégorie de patients ont été reprises. Notre évaluation a porté sur la survie sans progression (SSP) comparative entre les types de traitement de seconde ligne : chimiothérapie et ICI. La survie globale (SG), le taux de réponse objective et le taux de contrôle de la maladie ont pu ensuite être évalués. Enfin, nous avons recherché les facteurs impliqués dans le pronostic de ces patients.

Résultats

Nous avons analysé les données de 176 patients, 99 ayant reçu une immunothérapie, 77 une chimiothérapie. Les 2 populations étaient comparables sur les principaux critères pronostiques. La SSP médiane était de 1,84 mois, la SG médiane de 4,2 mois. En comparaison de la chimiothérapie, les ICI ont montré une amélioration de la SG (45,6 % à 6 mois dans le groupe ICI vs 38,6 % dans le groupe chimiothérapie [p=0,0305]), de la SSP (PFS Ratio respectivement de 45,5 % vs 41,6 % [p=0,0301]) et tendent à améliorer le taux de réponse objective (respectivement 17,2 % et 7,9 % [p=0,0718]). L’état général altéré ainsi que le nombre de sites métastatiques étaient associés à un plus mauvais pronostic. Les patients mutés KRAS ne semblaient pas bénéficier davantage des ICI que de la chimiothérapie.

Conclusion

Les ICI semblent le meilleur traitement de deuxième ligne pour les patients réfractaires aux chimiothérapies. Néanmoins, ces patients souffrent d’un mauvais pronostic global en lien avec une maladie multi-métastatique et à un mauvais Performance Status.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A122 - janvier 2019 Retour au numéro
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