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Les troubles respiratoires obstructifs : un motif fréquent de consultation de service de pathologies professionnelles - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.264 
A. Omrane 1, , S. Macheghoul 1, O. Jlassi 1, N. Mars 1, C. Harrathi 1, S. Joober 2, T. Khalfallah 1, N. Rouatbi 2, L. Bouzgarrou 1
1 Service de médecine de travail, Mahdia, Tunisie 
2 Service de pneumologie, Monastir, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Objectif : dresser le profil médical et socioprofessionnel des patients consultants pour un trouble respiratoire obstructif au service de pathologies professionnelles dans le centre tunisien.

Méthodes

Étude rétrospective exhaustive conduite sur dix ans, portant sur les patients initialement adressés à la consultation de pathologies professionnelles pour exploration d’un trouble respiratoire obstructif objectivé par une spirométrie (RT=VEMS/CV70 %).

Résultats

Au total, 67 dossiers étaient colligés avec un âge moyen de 43,5±9,7 ans et un sex-ratio de 0,6. Un tabagisme était rapporté chez 28,3 % entre eux avec une consommation moyenne de 36 PA. Les secteurs les plus concernés étaient la confection-textile (52,2 %), la santé et le nettoyage. L’asthme (77,6 % de ces pathologies) et la broncho-pneumopathie obstructive (BPCO) (16,4 % des pathologies) étaient les pathologies les plus diagnostiqués. Un trouble respiratoire obstructif était plus fréquent parmi les femmes (p=0,01) tabagiques (p=0,00). Une origine professionnelle était identifiée dans 55,2 % des cas justifiant une déclaration en maladie professionnelle (MP). Les agents incriminés étaient les poussières textiles végétales (40,3 %) et les poussières de bois (4,5 %). Un reclassement professionnel était indiqué dans 7,5 %, une invalidité dans 7,5 % et une demande de retraite anticipée dans 5 % des cas. La déclaration n’était corrélée ni à la nature de la pathologie (p=0,02), ni au secteur d’activité (p=0,6).

Conclusion

Les troubles respiratoires obstructifs, dominés par l’asthme et la BPCO, sont des pathologies graves et insidieuses de diagnostic souvent tardif et difficile, d’ou une tendance à la sous-estimation et à la banalisation. Compte tenu de la part des expositions professionnelles, il paraît impératif de sensibiliser les professionnels impliqués dans les secteurs concernés par ce risque afin d’instaurer une stratégie de dépistage et de prévention précoce de ces pathologies chroniques permettant de freiner leur évolution péjorative.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A126 - janvier 2019 Retour au numéro
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