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Kyste hydatique du poumon : chirurgie conservatrice ou radicale ? - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.471 
R. Marouf , I. Alloubi
 Service de chirurgie thoracique, CHU Mohammed VI, Oujda, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’échinococcose humaine est une zoonose transmise à l’homme par l’animal. Causée par des parasites, les ténias du genre Echinococcus. C’est une maladie endémique dans la région méditerranéenne, en Amérique du Sud, Australie et Nouvelle-Zélande, elle sévit dans les régions rurales où l’élevage des ovins et caprins est répandu, et constitue un véritable problème de santé publique [1]. L’objectif de notre travail est d’analyser le rôle du traitement chirurgical dans la prise en charge du kyste hydatique pulmonaire, les différentes techniques chirurgicales conservatrices et radicales, et d’évaluer l’incidence des complications postopératoires.

Méthodes

Nous rapportons les résultats chirurgicaux d’un travail rétrospectif sur l’atteinte pulmonaire par la maladie hydatique à propos de 200 cas colligés au centre hospitalier universitaire d’Oujda, Maroc, entre janvier 2008 et avril 2018.

Résultats

La moyenne d’âge est de 36 ans, on notait une prédominance masculine avec une sex-ratio de 1,5, le bilan radiologique a montré plusieurs aspects de kystes. La forme la plus fréquemment rencontrée était celle du kyste hydatique simple dans 104 cas (52 %). Le kyste hydatique était compliqué, soit rompu ou fissuré dans 96 cas (48 %). La localisation droite était la plus fréquente, elle a concerné 58 % des cas. Le traitement conservateur représente 95 % des cas (190 patients). La ponction évacuation a été réalisée chez 154 cas (77 %), une péri-kystectomie dans 14 cas (7 %), une kystectomie dans 18 cas (9 %) et un capitonnage de la cavité résiduelle dans 180 cas (90 %), les kystes associés à un épaississement pleural ont bénéficié d’une décortication dans 4 cas (2 %). Par ailleurs, un traitement radical basé sur une résection réglée n’a été réalisé que dans 10 cas (5 %). Le pronostic a changé au cours des dernières années, et les résultats sont maintenant communément satisfaisants. Les complications les plus fréquentes sont l’atélectasie et la pneumopathie post-opératoire. La mortalité opératoire n’excède pas à 1 %.

Conclusion

Le traitement du kyste hydatique pulmonaire est essentiellement chirurgical. La prophylaxie est nécessaire pour l’éradication complète de cette maladie.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A209 - janvier 2019 Retour au numéro
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