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Biomarqueurs France : résultats à long terme du profilage moléculaire en routine des cancers bronchiques non à petites cellules - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.069 
F. Barlesi 1, , D. Debieuvre 2, V. Westeel 3, H. Léna 4, R. Veillon 5, I. Monnet 6, B. Besse 7, C. Audigier-Valette 8, R. Lamy 9, L. Moreau 10, P. Foucher 11, A. Langlais 12, J.P. Merlio 13, J. Mosser 14, I. Rouquette 15, L. Ouafik 16, F. Escande 17, J. Mazières 18, J. Cadranel 19, G. Zalcman 20, P.J. Souquet 21
1 Aix Marseille University, Predictive Oncology Laboratory, Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille, Inserm UMR1068, CNRS UMR7258, Aix Marseille University, Assistance Publique Hôpitaux de Marseille, Multidisciplinary Oncology & Therapeutic Innovations Department, Marseille, France 
2 Chest Department, Hôpital Emile Muller, GHRMSA, Mulhouse, France 
3 Service de pneumologie, Centre Hospitalier Régional Universitaire de Besançon, Hôpital Jean-Minjoz, Besançon, France 
4 Service de pneumologie, Hôpital Pontchaillou, Rennes, France 
5 CHU de Bordeaux, Service des maladies respiratoires, 33000 Bordeaux, France 
6 Service de pneumologie, Centre Hospitalier Intercommunal, Créteil, France 
7 Gustave Roussy, Department of Cancer Medicine, Villejuif, France 
8 Service de pneumologie, Centre hospitalier Sainte-Musse, Toulon, France 
9 Service Oncologie Médicale, Centre Hospitalier Bretagne Sud, Lorient, France 
10 Service de pneumologie, Hôpital Louis Pasteur, Hôpitaux Civils de Colmar, Colmar, France 
11 Hôpital de Semaine Cardiologie Pneumologie, CHU Dijon Bourgogne, Dijon, France 
12 French Cooperative Thoracic Intergroup (IFCT), Paris, France 
13 INSERM U1053 Bordeaux Research In Translational Oncology, Université de Bordeaux, Bordeaux, France 
14 Centre Hospitalier Universitaire de Rennes, Département de génomique et génétique moléculaire, Rennes, France 
15 Service d’anatomie pathologique, IUCT Oncopole, Toulouse, France 
16 Aix Marseille Université, AP–HM, CNRS, INP, Inst Neurophysiopathol, Faculté de Médecine Secteur Nord, Service de transfert d’oncologie biologique, Marseille, France 
17 Laboratoire de biochimie et biologie moléculaire, CHRU Lille, Lille, France 
18 Hôpital Larrey, Centre Hospitalier Universitaire, Université Paul Sabatier, Toulouse, France 
19 Service de pneumologie, Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hôpital Tenon, GRC-04 Theranoscan, Université Paris VI, Paris, France 
20 Service d’oncologie thoracique-CIC1425, Hôpital Bichat-Claude Bernard, AP–HP, Université Paris-Diderot, Paris, France 
21 Service de pneumologie aiguë spécialisée et cancérologie thoracique, Institut de Cancérologie des Hospices Civils de Lyon, Centre Hospitalier Lyon Sud, Hospices Civils de Lyon, Pierre-Bénite, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le profilage moléculaire en routine chez les patients (pts) atteints d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé est actuellement recommandé ; la présence d’une mutation oncogénique ciblable est associée à une amélioration de la survie globale (SG).

Méthodes

Les pts atteints de CBNPC ayant eu une analyse par les plateformes de génétique moléculaire entre avril 2012 et avril 2013 ont été inclus dans la cohorte Biomarqueurs France [1]. Les données moléculaires (mutations de EGFR, réarrangements de ALK, mutations de HER2, KRAS, BRAF, PIK3CA) et cliniques ont été collectées. Les résultats à long terme sont présentés avec un recul médian de 5,6 ans.

Résultats

Au total, 18 645 analyses moléculaires de 17 632 pts (âge médian 64,5 ans ; hommes 64,7 % ; fumeurs ou anciens fumeurs 81,2 % ; adénocarcinome 76,1 %) ont été incluses. Le délai médian entre la demande d’analyses et le rendu de résultats était de 11jours [IQ 25 %–75 % : 7–16]. Une altération génétique a été retrouvée dans 49,5 % des analyses : mutations de EGFR, HER2, KRAS, BRAF, PIK3CA ou réarrangement de ALK dans 11,0 ; 0,8 ; 28,8 ; 1,8 ; 2,3 et 4,8 % des cas, respectivement. La présence d’une altération a eu un impact sur le traitement de 1re ligne pour 51,7 % des pts et était associée à une amélioration significative de la survie sans progression de 1re ligne (9,2 [95 %CI : 8,6–9,9] vs 7,2 [95 %CI : 6,3–7,9] mois, p=0,002) et de la SG (16,5 [95 %CI : 15,2–17,9] vs 12,0 [95 %CI : 10,4–13,5] mois, p<0,001). La SG médiane des pts présentant des mutations de EGFR, HER2, BRAF ou un réarrangement de ALK était de 24,3 [95 %CI : 21,5–27,0] ; 21,6 [95 %CI : 10,3–35,5] ; 14,0 [95 %CI : 11,5–17,9] et 20,4 [95 %CI : 17,2–24,7] mois, respectivement.

Conclusion

La fréquence des altérations génétiques, le délai de rendu des résultats et le bénéfice clinique à long terme de la détection d’une altération montrent l’intérêt du profilage génétique de routine au niveau national.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A38-A39 - janvier 2019 Retour au numéro
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