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Dépistage du cancer du poumon en France : acceptabilité et impact sur le sevrage tabagique : 2 ans d’expérience du programme LunaScan - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.071 
S. Gendarme , L. Boyer, Q. Gibiot, A. Boudjemaa, B. Maître, S. Jérôme, I. Hanash, B. Housset, C. Chouaid
 CHIC, Créteil, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Peu de données sont disponibles en France sur l’acceptabilité d’un programme de dépistage du cancer du poumon et l’impact sur le statut tabagique des participants à ce type de programme [1].

Méthodes

Ce travail analyse l’acceptabilité à un an des sujets inclus dans un protocole international de dépistage, par scanner bas débit, du cancer bronchique. Les principaux critères d’inclusion sont un âge de plus de 50 ans associés à un tabagisme de plus de 20 PA et un autre facteur de risque de cancer du poumon ; ou un âge de plus de 55 ans associé à un tabagisme de plus de 30 PA. Une évaluation systématique du statut tabagique est réalisée à la visite d’inclusion, puis à chaque visite annuelle pendant les 5 ans de suivi du protocole. Les sujets tabagiques actifs reçoivent des recommandations de sevrage et sont orientés, s’ils le désirent, vers des services de tabacologie à proximité de leur domicile.

Résultats

Cent trente-quatre sujets ont été inclus par notre centre entre septembre 2016 et août 2018 et 124 ont été convoqués pour un second scanner au moment de l’analyse (10 patients sont en attente de convocation) ; 93/124 (75 %) ont été revu un an plus tard pour un second scanner. Les raisons de non-réalisation du second scanner sont : diagnostic de cancer bronchique, n=4, d’un cancer autre que bronchique, n=4, survenue d’un décès non lié à un cancer, n=4, patients ne répondants plus aux critères d’inclusion, n=2, retrait de consentement (n=3), perdus de vue, n=16 (12,9 %). À l’inclusion 111 patients avaient un tabagisme actif (médiane de 20 cigarettes par jour). Un an plus tard, le tabagisme est inchangé chez 35 %, poursuivi mais diminué chez 42 % et stoppé chez 18 %. Par ailleurs, parmi les ex-fumeurs à l’inclusion aucun n’avait repris un tabagisme actif. Une des principales limites de l’étude est son caractère déclaratif, aucune mesure objective de sevrage n’étant prévue par le protocole.

Conclusion

Le taux de réalisation du second scanner apparaît moins bon que les données de l’étude NLST (75 % vs 93 %). Ces résultats préliminaires montrent qu’une prise en charge organisée du tabagisme des sujets participants à un programme de dépistage, a un impact sur le sevrage tabagique de cette population à haut risque.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A39-A40 - janvier 2019 Retour au numéro
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