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Adhésion aux corticostéroïdes inhalés : associations inter- et intra-individuelles avec l’évolution de l’asthme - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.015 
A. Dima 1, E. Van Ganse 2, , G. Stadler 3, M. Belhassen 4, M. De Bruin 5

Et Le Groupe Astrolab4

1 Health services performance research EA 7425 HESPER, université Claude-Bernard Lyon 1, Amsterdam school of communication research ASCoR, university of Amsterdam, Lyon, France 
2 Health services performance research EA 7425 HESPER, université Claude-Bernard Lyon 1, Respiratory medicine, Croix-Rousse university hospital, PELyon, Pharmacoepidemiology Lyon, Lyon, France 
3 Institute of applied health sciences, university of Aberdeen, Aberdeen, Grande-Bretagne 
4 PELyon, Pharmacoepidemiology Lyon, Lyon, France 
5 Amsterdam school of communication research ASCoR, university of Amsterdam, Institute of applied health sciences, university of Aberdeen, Aberdeen, Grande-Bretagne 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La non-adhésion aux traitements de l’asthme entraîne une aggravation des symptômes et peut favoriser les exacerbations. Les connaissances actuelles proviennent surtout d’études transversales comparant des groupes de patients. Un suivi longitudinal des niveaux individuels d’adhésion permet une analyse fine des relations entre adhésion, symptômes, et exacerbations. L’objectif était d’étudier au moyen des données de la cohorte ASTROLAB la relation longitudinale entre adhésion aux corticostéroïdes inhalés (CSI) et survenue de critères de jugement (CdJ), au cours du suivi individuel, et entre patients.

Méthodes

La cohorte ASTROLAB a suivi des asthmatiques persistants (12–40 ans) en France et au Royaume-Uni pendant12 mois, avec des CATIs réguliers (computer-assisted telephone interviews) et des SMS, pour mesurer l’adhésion aux CSI, le contrôle, l’usage des beta-agonistes à courte durée d’action (BACDAs), et les exacerbations. Nous avons étudié les relations entre adhésion et CdJ par des modèles longitudinaux, après ajustement sur les facteurs confondants, en particulier la sévérité.

Résultats

Au total, 431 exacerbations ont été détectées au sein de 3756 CATIs (847 patients) ; 54,5 % des CATIs renseignaient un mauvais contrôle. Au niveau interindividuel, les patients avec une meilleure adhésion moyenne étaient mieux contrôlés (OR=1,25 [1,06–1,47]), sans impact cependant sur l’usage des BACDAs (b=−0,001, ns), ni sur la survenue d’exacerbation (OR=0,99 [0,87–1,13]). Au niveau individuel, une amélioration de l’adhésion n’avait pas d’impact sur le contrôle (OR=0,93 [0,84–1,02]) ni sur les exacerbations (OR=1,04 [0,94–1,16]), mais elle entraînait par contre dans un premier temps une augmentation de l’usage concomitant des BACDAs (b=0,092, p<0,001), puis une baisse de cet usage (b=−0,047, p<0,05).

Conclusion

Cette étude longitudinale de la relation entre adhésion aux CSI et survenue de critères cliniques n’identifie qu’un lien modéré entre adhésion et CdJ, peut-être du fait d’un usage initialement accru des BACDAs en cas de baisse du contrôle de l’asthme.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A4 - janvier 2019 Retour au numéro
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