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Réactions immunoallergiques aux antibacillaires - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.074 
B. Daher , K. Bouytse, H. Haddaoui, Z. Rachida, M. Soualhi, K. Marc, J. Benamor, J.E. Bourkadi
 Pneumologie, Rabat, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les allergies médicamenteuses peuvent être définies comme des réactions pathologiques induites par une prise médicamenteuse liées à un mécanisme immunologique. L’hypersensibilité aux antituberculeux est l’un des effets secondaires imprévisibles. L’objectif de notre étude est de décrire le profil épidémiologique, clinique et évolutif des réactions immuno-allérgiques aux antibacillaires.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective descriptive menée à l’hôpital Moulay Youssef, CHU Ibn Sina de Rabat s’étalant sur une période 5 ans allant de janvier 2013 à décembre 2017. L’analyse statistique a été effectuée par le logiciel SPSS 20.

Résultats

Au total, 2402 patients tuberculeux sont hospitalisés au service de pneumo-phtisiologie, dont 6,15 % ont présenté des réactions immunoallergiques (150 patients) la moyenne d’âge est de 45 ans. La sex-ratio est de 0,7 (56 % des femmes et 44 % des hommes), 15,4 % sont séropositifs au HIV et 17 % sont diabétiques. Les manifestations immunoallergiques relevées sont hépatiques chez 48 % des patients, cutanées chez 44,8 % des patients, une fièvre dans 12,5 % des cas, des manifestations hématologiques dans 3,9 % des cas, une dyspnée avec sifflements thoraciques dans 1,5 % des cas, deux cas de DRESS syndrome, un cas de purpura, et un cas de conjonctivite. Le diagnostic d’hypersensibilité médicamenteuse repose essentiellement sur l’interrogatoire, les signes cliniques et le bilan allergologique. Les médicaments incriminés dans notre série sont dominés par la Rifampicine 38 %, suivie par le Pyrazinamide 29,5 %, l’Isoniazide 8,4 %, l’Éthambutol 7 %, et l’association de plus d’un antibacillaire dans les autres cas. La conduite à tenir est l’arrêt définitif devant des réactions majeures dans 22,8 % des cas, un arrêt du traitement antibacillaire suivi d’une réintroduction progressive des médicaments est préconisé dans 70 % des cas devant des réactions peu sévères. Alors que dans 8 % des cas, les patients ont bénéficié d’induction à la tolérance.

Conclusion

Les réactions immunoallergiques aux antibacillaires est un motif fréquent d’hospitalisation, la plupart des patients peuvent reprendre leurs traitements grâce à l’induction à la tolérance.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

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