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Comparaison de l’efficacité de l’omalizumab dans l’asthme sévère atopique et non atopique : expérience Strasbourgeoise - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.016 
L. Melscoet 1, , N. Khayath 1, M.A. Goltzene 2, N. Meyer 2, F. De Blay 1
1 Pôle de pathologie thoracique, hôpitaux universitaires de Strasbourg, Strasbourg, France 
2 Service statistiques, hôpitaux universitaires de Strasbourg, Strasbourg, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Dans l’asthme, il est retrouvé une production d’IgE au niveau bronchique indépendamment du statut atopique. L’omalizumab (anticorps monoclonal anti-IgE), a prouvé son efficacité dans l’asthme sévère atopique. L’objectif principal est de comparer l’efficacité de l’omalizumab dans l’asthme sévère non atopique et atopique.

Méthodes

Il s’agit d’une étude monocentrique et rétrospective. Nous avons comparé l’effet de l’omalizumab chez 44 (31,7 %) asthmatiques sévères non atopiques avec un groupe contrôle de 95 (68,3 %) asthmatiques sévères atopiques. L’évaluation de l’omalizumab a été faite à 4, 6 et 12 mois et portait sur le taux d’exacerbations sévères, le contrôle de l’asthme selon GINA 2018, la posologie corticothérapie inhalée, la proportion de patients corticodépendants et la fonction respiratoire.

Résultats

À l’inclusion, les 2 populations étaient semblables, à l’exception des taux plus faibles d’IgE (p<0,0001) et d’une proportion plus importante de patients corticodépendants (p=0,04), dans le groupe non atopique. Le taux annuel moyen d’exacerbations sévères, dans l’année qui précédait l’inclusion, était de 3,5±2,88 dans le groupe non atopique contre 3,47±3 dans le groupe atopique (p=0,84). Les taux moyen annualisés d’exacerbations sévères n’étaient pas différents entre le groupe non atopique et atopique [2,6 contre 2,36 à 4 mois (p=0,71), 2,05 contre 1,71 (p=0,51) à 6 mois et 1,82 contre 1,54 (p=0,52) à 12 mois]. La proportion de patients corticodépendants était plus élevée dans le groupe non atopique (p=0,005, p=0,0006, p=0,018 respectivement à 4, 6 et 12 mois). Le contrôle de l’asthme, le VEMS, la posologie de la corticothérapie inhalée n’étaient significativement pas différents entre les 2 groupes. L’analyse en sous-groupe réalisée dans le groupe atopique ne montrait pas de différence significative du taux d’exacerbations sévères, du contrôle de l’asthme, du VEMS et de la pression thérapeutique, entre les patients présentant des éosinophiles sanguins300/mm3 et<300/mm3.

Conclusion

Ces résultats suggèrent que l’omalizumab est aussi efficace dans l’asthme sévère non atopique que dans l’asthme sévère atopique. Le taux d’éosinophiles ne semble pas influencer l’efficacité de l’omalizumab dans l’asthme sévère atopique.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A6 - janvier 2019 Retour au numéro
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