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Impact de la pollution particulaire (PM10 et PM2.5) sur la survenue des cas des exacerbations aiguës d’asthme de l’enfant hôpital Albert Royer de Dakar - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.120 
I.D. Ba , M.S. Drame, G. Diagne, T. Ndiaye, A.L. Fall, P.M. Faye, A. Thiongane, F. Tall, O. Ndiaye
 Université, Dakar, Sénégal 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La pollution atmosphérique constitue un enjeu planétaire de santé publique. Ces dernières années nous avons constaté une forte augmentation des cas de crise d’asthme chez l’enfant au CHNEAR. L’objectif de notre étude d’évaluer le rôle de la pollution particulaire sur la survenue des cas de crises aux urgences du CHNEAR mais également d’effectuer une corrélation entre les pics de pollutions particulaire et les crises d’asthme aiguës chez l’enfant.

Méthodes

Étude rétrospective menée du 1er janvier 2011 au 31 décembre 2016. Tous les enfants âgés de 0 à 15 ans ayant consulté pour crise d’asthme aiguë aux Urgences du CHNEAR étaient inclus. Les données particulaires (PM10 et PM2.5) ont été fournies par le Centre de gestion de la qualité de l’air de Dakar (CGQA).

Résultats

La prévalence de la crise d’asthme aux urgences était de 3,6 % (14 347 cas de crise d’asthme sur 5 ans). L’âge moyen des patients était de 5,2 ans avec une prédominance masculine (sex-ratio 1,3). La cartographie des cas montrait que les districts de Dakar-Ouest (21,33 %), de Dakar-Centre (20,60 %) et Dakar-Sud étaient les plus concernés (9,8 %). Les malades provenaient surtout des quartiers des Parcelles Assainies, Guédiawaye, de Pikine, Médina et Ouakam. Une augmentation progressive des cas de crise d’asthme était notée entre 2011 et 2016 passant du simple au double. Les crises d’asthme survenaient surtout pendant la saison sèche (64 %) correspondant à la période de forte pollution particulaire (PM10 et PM2.5), avec des pics en novembre et en mai. Des taux de corrélation très significative de l’ordre de 78,9 % pour les PM10 (R2=0,789) et 89 % pour les PM2.5 (R2=0,8903) était retrouvée sur les années 2011, 2012 et 2013. Donc les PM2.5 joueraient un rôle plus important dans notre série que les PM10 du fait de leurs petites tailles.

Conclusion

L’incidence de la crise d’asthme est en forte augmentation chez l’enfant au CHNEAR. Elles surviennent surtout pendant la saison sèche. Cette augmentation est fortement corrélée à la pollution atmosphérique. Les PM2.5 jouent un rôle plus important que les PM10.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A63-A64 - janvier 2019 Retour au numéro
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