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Prévalence de la sarcopénie chez des patients obstructifs chroniques hospitalisés en pneumologie au CHU de Clermont-Ferrand - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.125 
L. Perrot , A. Greil, N. Farigon, Y. Boirie, F. Costes, A. Mulliez, D. Caillaud
 CHU Gabriel-Montpied, Clermont-Ferrand, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La BPCO s’accompagne d’une perte de masse musculaire squelettique. Associée à une diminution des performances physiques, elle définit la sarcopénie. L’objectif de cette étude est de décrire la prévalence de la sarcopénie chez des patients ayant une insuffisance respiratoire chronique obstructive pendant une hospitalisation pour exacerbation aiguë de leur maladie. L’évolution de la sarcopénie à six mois et la survie à un an de ces patients ont également été étudiées.

Méthodes

Nous avons inclus prospectivement des patients hospitalisés et mesuré leur composition corporelle, leur force de préhension et leur fonction respiratoire, dont la pression inspiratoire maximale (PIM) représentative de la fonction diaphragmatique. Les mêmes mesures ont été réalisées à six mois en consultation. La sarcopénie était définie par un indice de masse musculaire squelettique (IMS) bas mesuré par impédancemétrie, et une force de préhension (FP) diminuée, sur la base des critères du groupe de travail européen sur la sarcopénie chez les personnes âgées (EWGSOP). Les données de survie ont été collectées dix-huit mois après l’hospitalisation.

Résultats

Nous avons analysé les données de cinquante-quatre patients, âgés de 68±9 ans et d’IMC 26,9±7,8kg/m2, avaient un VEMS moyen de 1,13±0,49L (45±16 %). Une sarcopénie était observée chez 48 % des patients lors de l’hospitalisation et chez 30 % en consultation. À six mois, l’IMS s’est amélioré davantage chez les hommes que chez les femmes (+5 % vs −3 %, p=0,01), il tend à s’améliorer plus chez les patients prenant des compléments nutritionnels oraux (+13 % vs +1 %, p=0,05). La FP tend à augmenter plus chez les patients physiquement actifs (+324 % vs +7 %, p=0,05). En analyse multivariée, IMS et PIM étaient liés (p=0,03). A un an, le taux de survie était plus faible chez les patients sarcopéniques (65 % vs 86 %, p=0,03).

Conclusion

La sarcopénie dans l’insuffisance respiratoire chronique obstructive est fréquente lors d’une exacerbation et à l’état stable. Elle expose à une survie plus faible. Une prise en charge multimodale permet de diminuer sa prévalence.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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Vol 36 - N° S

P. A66 - janvier 2019 Retour au numéro
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