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Enquête de pratique sur la toux chronique - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.145 
L. Guilleminault
 CHU Toulouse, Toulouse, France 

Résumé

Introduction

La toux chronique, définie par une toux dont la durée est>8 semaines, est un motif de consultation fréquent. Une enquête a été menée auprès de pneumologues et d’allergologues afin de faire un état des lieux de la prise en charge de la toux chronique en France.

Méthodes

Un questionnaire a été adressé par e-mail à des praticiens en utilisant la liste de diffusion de la Société de pneumologie de langue française et de la Fédération française de pneumologie. Le questionnaire portait sur les examens et les traitements réalisés dans un contexte de toux chronique. Il contenait 17 questions avec une échelle de Likert allant de 3 à 5 degrés en fonction des questions.

Résultats

Au total, 115 réponses ont été obtenues. Le mode d’exercice était équilibré puisque 49 (43 %) avaient un exercice libéral, 47 (41 %) avaient un exercice hospitalier et 19 (16 %) un exercice mixte. La majorité des répondeurs étaient pneumologues avec 101 (88 %) praticiens dont 37 (32 %) se déclaraient pneumo-allergologues. Dans un contexte de toux chronique associé à une radiographie de thorax normale, la tomodensitométrie thoracique est beaucoup utilisée avec 69 % des praticiens qui la prescrivent très souvent à systématiquement. L’exploration ORL fait également partie du bilan de toux chronique réalisé par les praticiens puisque 52 % font un scanner des sinus très souvent ou systématiquement et 67 % ont recours à la consultation de leurs confrères ORL soit systématiquement (23 %) soit très souvent (44 %). En cas de suspicion de toux équivalent d’asthme, la fraction exhalée du monoxyde d’azote (FENO) n’est jamais utilisée pour 66 % des praticiens et le traitement d’épreuve par corticostéroïde inhalés (CSI) associé à un bronchodilatateur de longue durée d’action (BLA) est utilisé par 78 % très souvent à systématiquement. Devant une suspicion de reflux gastro-œsophagien, la pHmétrie des 24h est peu utilisée car 61 % des praticiens n’adressent le patient pour cet examen que jamais ou rarement.

Conclusion

Ces résultats mettent en lumière l’hétérogénéité de la prise en charge de la toux chronique et reflètent les difficultés rencontrées par les praticiens notamment pour la réalisation du FENO et de la pHmétrie des 24h. La création d’un groupe de travail sur la toux chronique a est favorablement accueillie par les praticiens dans cette enquête puisque 94 % des répondeurs considère cette proposition comme intéressante, très intéressante ou indispensable.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A75-A76 - janvier 2019 Retour au numéro
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