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PNEUMO-PECO : étude prospective et multicentrique comparant la prise en charge ambulatoire des pneumothorax spontanés à la prise en charge hospitalière - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.153 
Y. Bazin 1, , A. Sale 1, L. Sohier 2, C. Gangloff 3, M. Andre 4, E. Antone 5, W. Trzepizur 6, L. Chemery 7, S. Guinard 8, T. Guy 9, H. Le Ho 10, C. Gut-Gobert 4, C. Bernier 11, B. Delatour 12, S. Jouneau 1
1 Service de pneumologie, Rennes, France 
2 Service de pneumologie, Lorient, France 
3 Service des urgences, Rennes, France 
4 Service de pneumologie, Brest, France 
5 Service de pneumologie, Poitiers, France 
6 Service de pneumologie, Angers, France 
7 Service de pneumologie, Granville, France 
8 Service de pneumologie, Quimper, France 
9 Service de pneumologie, Vannes, France 
10 Service de pneumologie, Saint-Brieuc, France 
11 Service de pneumologie, Dinan, France 
12 Service de chirurgie cardiovasculaire et thoracique, Rennes, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La prise en charge des pneumothorax spontanés de grande abondance nécessite un drainage et le plus souvent une hospitalisation. Il est possible de gérer ces patients exclusivement en ambulatoire. Ces deux modes de prise en charge n’ont jamais été comparés directement sur les critères d’efficacité et de sécurité.

Méthodes

Les patients présentant un pneumothorax spontané primaire (PSP) ou secondaire (PSS) nécessitant un drainage thoracique étaient inclus de façon prospective dans plusieurs centres hospitaliers français. L’étude observationnelle comparait le groupe « ambulatoire » avec drain de petit calibre (8,5Fr) relié à une valve unidirectionnelle, au groupe « hospitalisation » avec le drainage pratiqué usuellement. Le critère d’évaluation principal était le succès de prise en charge à j7.

Résultats

Deux cent treize patients ont été inclus dans 11 centres entre décembre 2013 et septembre 2017, dont 13,6 % de PSS. Les groupes étaient comparables à l’inclusion. Seulement 16 % (n=32) du nombre de sujets nécessaires a été atteint dans le groupe « hospitalisation ». Le succès à j7 était de 79,0 % [72,3 %–84,7 %] dans le groupe « ambulatoire » et de 81,3 % [63,6 %–92,8 %] dans le groupe « hospitalisation », sans différence entre les deux groupes (p=0,7725). Le taux de succès était moins élevé avec les PSS indépendamment du mode de prise en charge : 55,2 % versus 83,2 %. Les complications étaient moins fréquentes dans le groupe « ambulatoire » (11,0 % versus 34,4 %, p=0,002) et aucun décès n’est survenu. La consommation d’antalgiques de palier 3 était également plus faible dans le groupe « ambulatoire » (11,3 % versus 31,3 %, p=0,01) tout comme le nombre de radiographies réalisées (3,8 versus 5,5, p<0,0001) (Tableau 1).

Conclusion

La prise en charge ambulatoire des pneumothorax spontanés avec utilisation d’une valve unidirectionnelle présente un taux de succès semblable à la prise en charge hospitalière, et diminue le risque de complications et les coûts directs et indirects liés aux soins.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A79-A80 - janvier 2019 Retour au numéro
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