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Quelles sont les caractéristiques des patients asthmatiques sévères traités par omalizumab ? Étude FASE - 29/12/18

Doi : 10.1016/j.rmr.2018.10.183 
C. Nocent Ejnaini 1, , C. Raherison-Semjen 2, A. Prudhomme 3, J.P. Oster 4, C. Maurer 5, D. Coëtmeur 6, B. Lemaire 7, T. Didi 8, E. Parat 9, L. Portel 10
1 Centre hospitalier de la Côte-Basque, Bayonne cedex, France 
2 CHU Bordeaux, Pessac, France 
3 Centre hospitalier Bigorre, Tarbes, France 
4 Hôpitaux civils de Colmar, Colmar, France 
5 Centre intercommunal Le Raincy, Montfermeil, France 
6 Centre hospitalier Saint-Brieuc, Saint-Brieuc, France 
7 Centre hospitalier Orléans, Orléans, France 
8 Centre hospitalier Annecy-Gennevois, Annecy, France 
9 Centre hospitalier Taaone, Papeete, France 
10 Centre hospitalier Robert-Boulin, Libourne, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’asthme sévère représente environ 10 % des asthmatiques dans le monde. Depuis plusieurs années, il existe des biothérapies qui permettent d’améliorer la prise en charge de ces patients.

Méthodes

FASE-CPHG est une étude observationnelle, transversale, descriptive, multicentrique, visant à décrire des patients asthmatiques sévères suivis dans les hôpitaux généraux en France entre mars 2016 et juillet 2017. Les patients traités par omalizumab ont été comparés aux patients ne recevant pas cette biothérapie.

Résultats

Mille cinq cent deux patients âgés de plus de 18 ans ont été recrutés par 104 pneumologues, 1465 patients ont été analysés. Parmi ces patients, 390 (26,8 %) recevaient de l’omalizumab. Le sexe ratio, l’âge moyen des patients, l’IMC des patients, et le profil exacerbateur étaient comparables entre les 2 groupes. Les patients sous anti-IgE avaient en moyenne moins de visites aux urgences (p=0,01), plus de rhinosinusite (30 % vs 22,3 %, p<0,01) ou PNS (20,8 % vs 17,1 %, p=0,02) et plus d’ostéoporose (13,4 % vs 9,7 %, p<0,01). Par contre, aucune différence n’était constatée pour les autres comorbidités, ni pour la valeur du VEMS moyen et du taux d’éosinophiles sanguin. Les patients sous anti-IgE présentent plus d’atopie personnelle (p<0,0001) et familiale (p<0,01), et plus de sensibilisation allergénique (79,3 % des cas contre 66,2 % chez les patients sans anti-IgE, p<0,0001). Dans le groupe recevant l’omalizumab, le contrôle de l’asthme était plus souvent obtenu (5,8 % vs 3,3 %, p=0,04 pour le contrôle total, 27,9 % vs 24,2 % pour le contrôle partiel). Au total, 66,3 % (contre 72,4 %) des patients dans le groupe omalizumab gardaient un asthme non contrôlé. Les patients du groupe omalizumab décrivaient une meilleure observance (score de Morisky) que les autres (86,9 % vs 80,5 %, p<0,01). Enfin, les patients sous anti-IgE avaient des niveaux d’anxiété (p<0,01) et de dépression (p=0,03) inférieurs aux autres patients (Score HAD).

Conclusion

Cette vaste étude observationnelle montre que les patients recevant de l’omalizumab ont moins de passage aux urgences, un meilleur contrôle de l’asthme et une meilleure observance thérapeutique, ainsi qu’un score d’anxiété–dépression plus faible que les patients sans omalizumab.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2018  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 36 - N° S

P. A92 - janvier 2019 Retour au numéro
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