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Profil clinique paraclinique et évolutif des BPCO sous VNI au long cours - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.219 
H. Baïli , I. Bachouch, C. Habouria, M. Hamdi, M. Bougacha, N. Belloumi, F. Chermiti, S. Fennich
 Pavillon 4, hôpital Abderrahmen Mami, Ariana, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’efficacité de la ventilation non invasive (VNI) au long cours dans la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) au stade d’insuffisance respiratoire chronique reste controversée.

But

Étudier le profil clinique, paraclinique et évolutif des patients BPCO sous VNI au long cours.

Méthodes

Étude rétrospective de 100 dossiers de patients suivis pour BPCO au Pavillon 4 de l’hôpital A. Mami entre 2014 et 2018.

Résultats

Tous les patients étaient de sexe masculin et tabagique. L’âge moyen était de 69 ans. La VNI a été indiquée chez 14 patients (14 %). L’instauration de la VNI a été fait au décours de l’hospitalisation devant la persistance d’une hypercapnie (PaCO2>45mmHg), le délai moyen de mise sous VNI au long cours était de 2 ans et 7 mois par rapport à la première exacerbation aiguë (EA) sévère. La BPCO était classée GOLD C (19 %) et D (68 %). Soixante-quatre patients avaient un phénotype exacerbateur fréquent, la moitié des patients avaient une dyspnée stade 3 mMRC. Sept patients étaient hospitalisés en réanimation dont 2 recours à la ventilation mécanique. Le VEMS moyen était de 1 litre. Les patients étaient régulièrement suivis à la consultation avec des visites périodiques à domicile assurées par l’équipe de l’organisme prestataire. Les paramètres de surveillance étaient la qualité du sommeil, la symptomatologie fonctionnelle et les résultats de la gazométrie. Uniquement 35 % des patients étaient bien observant de la VNI et du traitement médicamenteux. Des effets secondaires à type de rhinite chronique, de sécheresse de la muqueuse nasophrayngée étaient rapportés par 3 patients. Tous les patients mis sous VNI étaient réhospitalisés dans la même année pour une deuxième EA sévère avec insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique et acidose respiratoire. Dans tous les cas, l’EA était en rapport avec une surinfection bronchique. L’ECBC étaient positif chez 7 patients isolant un Pseudomona aeruginosa chez 6 patients. Les paramètres de la VNI ont été modifiés chez 12 patients et un patient a été transféré en réanimation. Un patient était perdu de vue et un décédé dans un tableau d’insuffisance respiratoire aiguë.

Conclusion

L’indication de la VNI au long cours chez les patients BPCO ne doit être envisagée que chez des patients bien sélectionnés. Afin de bien caractériser les patients répondeurs, une ré-évaluation régulière est nécessaire en soulignant l’importance d’assurer une continuité des soins à domicile pour garantir une meilleure efficacité et une bonne tolérance de la VNI.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 106-107 - janvier 2021 Retour au numéro
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