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Nivolumab dans le mésothéliome pleural malin : une étude française rétrospective en vraie vie - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.240 
F. Crépin 1, J.B. Assié 2, , C. Gauvain 1, V. Bonnefoy 2, A. Cortot 1, C. Chouaid 2, A. Scherpereel 1, I. Monnet 2
1 CHRU, Lille, France 
2 CHI, Créteil, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

L’immunothérapie (IO) par les inhibiteurs des points de contrôle est une nouvelle option thérapeutique dans le mésothéliome pleural malin (MPM). En deuxième ou troisième ligne, l’étude prospective MAPS 2 a montré une médiane de survie sans progression (PFS) et de survie globale (OS) de 4 [2,8–5,7] et 11,9 [6,7–17,7] mois dans le groupe nivolumab et de 5,6 [3,1–8,3] et 15,9 [10,7–NR] mois dans le groupe nivolumab+ipilimumab, respectivement. L’objectif de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la sécurité de l’IO en 2e ligne ou plus dans un contexte réel.

Méthodes

Étude française rétrospective multicentrique incluant des patients atteints de MPM traités par IO (anti-PD-1) en vraie vie, entre novembre 2017 et avril 2020, évaluant l’efficacité (taux de réponse, PFS et OS) et la tolérance. Cette étude a reçu l’accord d’un comité national d’éthique (SPLF).

Résultats

Trente-trois patients inclus (homme 79%, âge médian 70 ans, PS 0 (27%) ou 1 (73%), épithélioïde 81%, perte de BAP1 24%, albumine 36 [33–40] g/L, LDH sang 224 [213; 290] U/L, PNN 5 [4,1–6,1] G/L, Hb 12,3 [11,4–13,7] g/dL); avant IO, les patients recevaient en médiane de 2 lignes de traitement (IO administrée en 1re, 2e, 3e ou 4e ligne dans 1, 14, 16 et 2 cas, respectivement). Soixante-dix-huit pour cent recevaient un sel de platine+pemetrexed±bévacizumab dans 16% des cas supplémentaires. La durée médiane du nivolumab était de 3 [1–5] mois. Avec un suivi médian de 12 mois, la SSP et la SG étaient respectivement de 4 [1–6] et 6 [4–11,5] mois; le taux de contrôle de la maladie était de 57% (5 réponses partielles et 14 stables); 42% ont eu des effets indésirables (EI) de tout grade : cutané (43%), pulmonaire (21%) et digestif (21%), principalement de grade 2 (71%). Deux EI de grade 3 (cutanés et rhumatologiques) ont fait stopper nivolumab. 15/27 (56%) patients ont eu une chimiothérapie post-IO (principalement gemcitabine).

Conclusion

L’anti-PD-1 (nivolumab) semble être une option cliniquement pertinente pour certains patients en routine au-delà du traitement de première ligne, malgré une survie globale médiane plus courte dans cette petite série par rapport à la littérature. Ce résultat peut s’expliquer par le fait que les patients ont été moins sélectionnés et ont reçu majoritairement du nivolumab en 3e ligne ou plus. Par conséquent, cette étude ainsi que l’essai PROMISE-Meso soulignent la nécessité de disposer de biomarqueurs pour mieux sélectionner les meilleurs candidats à l’IO. Des études complémentaires sont en cours dans ce but.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 115-116 - janvier 2021 Retour au numéro
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