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Valeur pronostique de la lymphopénie T CD4 + dans le cancer du poumon non à petites cellules - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.254 
G. Eberst 1, , D. Vernerey 2, C. Laheurte 3, V. Kaulek 1, A. Meurisse 2, L. Cuche 1, P. Jacoulet 1, J. Lahourcade 1, H. Almotlak 4, E. Orillard 4, M. Guion-Dusserre 1, M. Gainet-Brun 1, E. Fabre 5, F. Le Pimpec-Barthes 6, O. Adotevi 4, V. Westeel 1
1 Service de pneumologie, oncologie thoracique et allergologie respiratoire, centre hospitalier universitaire, Besançon, France 
2 Unité méthodologie et qualité de vie en cancérologie, centre hospitalier universitaire, Besançon, France 
3 Université Bourgogne Franche-Comté, INSERM, EFS BFC, UMR1098, plateforme de Biomonitoring, Besançon, France 
4 Service d’oncologie médicale, centre hospitalier universitaire, Besançon, France 
5 Service de cancérologie médicale, hôpital européen Georges-Pompidou, Paris, France 
6 Service de chirurgie thoracique, hôpital européen Georges-Pompidou (HEGP), Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La cohorte TELOCAP a permis d’évaluer l’influence de divers paramètres immunologiques dans le cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC). Nous présentons ici l’influence de la lymphopénie T CD4+sanguine dans cette cohorte.

Méthodes

Ont été inclus les patients diagnostiqués d’un CBNPC, de stade clinique I à IV, traités au CHU de Besançon et à l’hôpital européen Georges-Pompidou [1]. La lymphopénie T CD4+ la lymphopénie T CD8+dans le sang circulant, étaient respectivement définies comme un nombre absolu de lymphocytes (ALC)<500/μL et<224/μL au diagnostic [2]. Le critère principal de jugement était la survie globale.

Résultats

Au total, 186 patients ont été inclus de 2010 à 2014. Les analyses univariées ont montré que la lymphopénie T CD4+était corrélée à une plus faible survie globale (HR 1,616 [IC95 %=1,107 ; 2,358] p=0,0127). En revanche, aucune association n’a été trouvée avec la lymphopénie T CD8+. En analyse multivariée, le statut de performance ≥2 (HR : 2,191 [IC95 %=1,413 ; 3,396] p=0,0005), le stade métastatique (HR : 2,558 [IC95 %=1,722 ; 3,802] p<0,0001) ont été significativement corrélés avec une faible survie. On retrouve, par la même analyse, une valeur pronostique défavorable de la lymphopénie T CD4+dans la population de cancer au stade localisé (SG médiane à 21,8 versus 72 mois, p=0,035). Dans l’ensemble de la cohorte CBNPC, l’interpolation de fonction spline cubique a montré que les patients avec un nombre de lymphocyte T CD4+500/μL étaient les plus à risque de décès. L’analyse a montré une relation linéaire entre le nombre de lymphocytes T CD4+et la survie globale. En revanche, aucun relation linéaire n’a été trouvée entre le risque de décès et le nombre de lymphocytes T CD8+.

Conclusion

Dans la présente étude, nous avons identifié la lymphopénie T CD4+comme un facteur pronostique indépendant, péjoratif, pour la survie globale dans le CPNPC chez les patients atteints de CBNPC localisé.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 124 - janvier 2021 Retour au numéro
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