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Quand et comment proposer la radiothérapie thoracique palliative pour les cancers pulmonaires en fin de vie ? - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.263 
M. Bohli , D. Aissaoui, R. Ben Amor, J. Yahyaoui, A. Hamdoune, R. Moujahed, L. Kochbati
 Service de radiothérapie oncologie, Ariana, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La radiothérapie (RT) thoracique palliative joue un rôle important dans la prise en charge des cancers pulmonaires. Elle permet une amélioration des symptômes dans 50–80 % des cas. Toutefois, les effets de la RT ne sont pas immédiats. L’objectif de notre étude était d’identifier les facteurs associés à une survie courte, moins de 4 semaines suivant la RT thoracique palliative.

Méthodes

Étude rétrospective menée entre 2018 et 2020 incluant 50 patients traités par RT thoracique pulmonaire palliative pour un cancer du poumon dans le service de RT de l’hôpital Abderrahman Mami, Tunis. Deux groupes de patients ont été identifiés et comparés : les patients ayant une survie courte moins de 4 semaines et ceux ayants une survie plus de 4 semaines. L’âge moyen était de 62 ans (43–86). Le performance status (PS) était 1 dans 42 % (21 cas) et 2–3 dans 58 % des cas (29 patients). Le type histologique était le carcinome non à petite cellule dans 88 % (44 patients). La tumeur était classée stade III et IV respectivement dans 38 % (19 patients) et 62 % des cas (31 patients). La chimiothérapie était administrée dans 84 % des cas (n=42). La RT était délivrée à la dose de 20Gy en 5 fractions (n=25), 30Gy en 10 fractions (n=17) 8Gy en 1 fraction (n=2). L’analyse statistique était pratiquée en utilisant le SPSS version 21. L’âge, le PS, le type histologique, le stade, l’état respiratoire, le traitement systémique, le fractionnement de la RT ont été corrélé à la survie en utilisant le test Chi2.

Résultats

La survie médiane était de 4 mois. Le taux de survie globale à 4 semaines et 12 semaines étaient respectivement de 88 % et 72 %. Vingt pour cent des patients (10 cas) avaient une survie ≤4 semaines et 80 % (40 cas) avaient une survie>4 semaines. La RT était délivrée durant les 4 dernières semaines de vie en une fraction dans 50 % des cas et en multi-fractions dans 15 % des cas (p=0,04). Une survie courte était significativement associée à un PS2-3, 31 % contre 5 % en cas de PS à 1 (p=0,02). La survie était courte chez 45 % des patients ayants une dyspnée de repos conte 13 % en son absence (p=0,03) L’âge, le type histologique, le stade et la chimiothérapie antérieure n’étaient pas corrélés à une survie courte.

Conclusion

Notre étude a montré que le PS 2-3 et/ou la dyspnée de repos étaient associés à une survie courte (≤4 semaines) après une RT thoracique palliative. Ces facteurs pronostiques devraient être pris en compte avant de proposer l’indication d’une RT thoracique dont l’effet est généralement différé.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 128 - janvier 2021 Retour au numéro
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