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Importance de l’évaluation de la fonction respiratoire avant transplantation hépatique : la DLCOc comme marqueur prédictif de suites opératoires compliquées - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.318 
X. Li 1, , L. Barbier 2, M. Ferrandiere 3, E. Salame 2, F. Remerand 4, L. Plantier 5
1 Service de pneumologie, hôpital Bretonneau, CHRU Tours, France 
2 Service de chirurgie digestive, oncologique, endocrinienne et transplantation hépatique, hôpital Trousseau, CHRU Tours, France 
3 Service de réanimation chirurgicale, pôle d’anesthésie-réanimation, hôpital Trousseau, CHRU Tours, France 
4 Service d’anesthésie-réanimation 2, Trousseau, pôle d’anesthésie-réanimation, hôpital Trousseau, CHRU Tours, France 
5 Service de pneumologie et explorations fonctionnelles respiratoires, hôpital Bretonneau, CHRU Tours, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Il existe plusieurs scores prédictifs du devenir après transplantation hépatique (TH), dont le score D-MELD (produit de l’âge du donneur par le score Model for End-stage Liver Disease). Aucun score n’intègre la fonction respiratoire du receveur. L’hypothèse de cette étude était qu’une altération de la fonction respiratoire est associée à des suites compliquées après TH.

Méthodes

Étude de cohorte rétrospective. Les critères d’inclusion étaient : âge ≥18 ans, TH effectuée au CHRU de Tours entre octobre 2015 et juin 2020, score MELD ≤30 à l’inscription sur liste, EFR réalisées au CHRU de Tours. Le critère de jugement principal était la survenue de « suites compliquées » définies par une ventilation mécanique (VM)>2jours ou une hospitalisation en réanimation (REA)>7jours ou une réintubation ou un décès dans l’année après TH. Les données étaient exprimées en médianes [interquartiles]. Les analyses étaient non paramétriques, sans correction pour les comparaisons multiples.

Résultats

Cent vingt patients (âge 57[11] ans, 72 % d’hommes) ont été inclus. Par rapport aux patients ayant eu des « suites simples », les patients ayant eu des « suites compliquées » (n=38 soit 32 %) étaient caractérisés par une DLCOc plus basse (61[23] % contre 69[17] %, p=0,042). Les volumes pulmonaires (CV, VR, CPT), les données anthropométriques et le score MELD n’étaient pas différents. Le donneur d’organe était plus jeune chez les patients ayant eu des « suites compliquées » (53[27] contre 62[28] ans, p=0,047). En analyse multivariée, seule la DLCOc était associée à un risque accru de « suites compliquées » (p=0,017). La DLCOc était corrélée négativement à la durée du séjour en réanimation (Rho=−0,193, p=0,039).

Conclusion

Une DLCOc basse était faiblement associée à des suites compliquées après TH. Ces résultats suggèrent que la DLCOc pourrait être utile à la sélection des candidats à la TH.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 150 - janvier 2021 Retour au numéro
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