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Le tabagisme chez les médecins tunisiens - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.329 
S. Bouchareb , I. Touil, N. Gharsallah, J. Ayeb, Y. Brahem, N. Boudawara, J. Knani, L. Boussoffara
 Service de pneumologie, Mahdia, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’épidémie tabagique en Tunisie est un problème majeur de santé publique. Le personnel hospitalier et en particulier les médecins ont un rôle à jouer dans la lutte contre le tabagisme de part son exemplarité et dans l’aide au sevrage tabagique. Le but de notre travail est de déterminer la prévalence tabagique chez les médecins de CHU Taher Sfar de Mahdia et étudier leurs comportements et attitudes vis-à-vis du tabagisme.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive analytique par un auto-questionnaire anonyme fait sur une période de 2 mois. L’étude a porté sur 168 médecins de spécialités différentes.

Résultats

La prévalence tabagique globale est de 28 %. Le sex-ratio de notre échantillon était de 2,35 avec une prédominance masculine (70 %). L’âge moyen des fumeurs était de 28,76±7,63 ans. L’âge moyen de début du tabagisme était de 19,39±3,46 ans. La cigarette était utilisée dans des 74,46 % cas (15 % fumaient la Chicha) avec une proportion de 30 % de gros fumeurs (>20 cigarettes/jour). La durée moyenne du tabagisme était de 8,86±7,09 années. Le taux de dépendance selon le score de Fagerström était significativement associé au sexe masculin, à la présence d’un parent fumeur et au nombre de cigarettes consommés par jour. Plus de la moitié des fumeurs avaient une forte dépendance au tabac (57,44 %). Leur nombre moyen des gardes de nuit effectuées par mois était largement supérieur par rapport aux fumeurs ayant une faible dépendance (10±4,5 vs 6,15±4,24 garde/mois ; p=0,69). La motivation à l’arrêt du tabac selon le score de QMAT était insuffisante chez 55,31 % fumeurs. Parmi les médecins fumeurs, 31,9 % rapportaient avoir essayé d’arrêter. Les raisons principales étaient la survenue de symptômes liés au tabac (dominés par la toux matinale et sensation d’essoufflement), l’économie d’argent et la prévention de la maladie. Près de la moitié des fumeurs (44,68 %) étaient conscients du danger du tabac et jugeaient avoir des connaissances générales et non spécifiques sur les méfaits du tabac. Parmi les médecins fumeurs, 38,3 % ignoraient l’existence des mesures législatives antitabac.

Conclusion

Le tabagisme est responsable d’une morbi-mortalité très importante. Il est essentiel de sensibiliser les médecins actuels ainsi que les étudiants en médecine sur leur rôle primordial dans la prévention et le sevrage tabagique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 155 - janvier 2021 Retour au numéro
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