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Comportement tabagique chez les infirmiers au CHU Taher Sfar de Mahdia - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.330 
S. Bouchareb , N. Gharsallah, I. Touil, Y. Brahem, N. Boudawara, J. Knani, L. Boussoffara
 Service de pneumologie, Mahdia, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le tabagisme constitue un problème majeur de santé publique responsable d’une morbi-mortalité importante. Le but de notre travail est d’étudier le comportement tabagique chez les infirmiers tunisiens au CHU Taher Sfar de Mahdia.

Méthodes

Il s’agit d’une étude descriptive transversale par un auto-questionnaire anonyme fait sur une période de 2 mois. L’étude a porté sur 148 infirmiers présents dans différents services de spécialités différentes.

Résultats

La prévalence tabagique globale chez les infirmiers était de 25,67 % avec une prédominance masculine (92 %). L’âge moyen des fumeurs était de 41,89±9,82 ans. L’âge moyen de début du tabagisme était de 17,65±3,59 ans. Les causes les plus fréquentes qui ont incité les infirmiers à commencer à fumer sont: la curiosité (8,5 %), pour entrer dans le monde des grands (7 %). La cigarette était utilisée dans 63,15 % des cas (23,7 % chicha) avec une proportion de 63 % de gros fumeurs (>20 cigarettes/jour). La durée moyenne du tabagisme est de 22,81±11,55 année. Parmi les fumeurs, 68,42 % assuraient des gardes la nuit. Le nombre moyen des gardes était 9,69±6 gardes/mois. Parmi les infirmiers, 79 % pensaient que la cigarette permet un certain plaisir et les rend plus calme. La consommation de boisson alcoolique était présente chez 26,31 % des fumeurs. Le test de Fagerström montre que plus de la moitié des fumeurs avaient une forte dépendance au tabac (78.94 %). Parmi les fumeurs, 52,63 % ont essayé au moins une fois d’arrêter de fumer. La motivation à l’arrêt du tabac selon le score de QMAT était insuffisante chez 16 fumeurs (42,10 %). La pensée que c’est dangereux pour la santé et la survenue de symptômes étaient les causes les plus fréquentes qui ont motivé 52,6 % des infirmiers à essayer d’arrêter. En effet, 81,8 % des infirmiers fumeurs avaient une bronchite chronique. Les principales difficultés ressenties lors des tentatives de sevrage étaient: l’impression de manque (31,57 %), l’environnement fumeur (23,68 %), la tendance dépressive (21 %) et les céphalées (26,31 %). Dix-huit des infirmiers n’ont pas essayé d’arrêter le tabac. Les principales causes étaient par ordre de fréquence: la charge de travail, le nombre d’heures de travail important et le stress.

Conclusion

La prévalence du tabagisme demeure élevée chez le personnel hospitalier. Cela souligne la nécessité de multiplier les efforts, les formations et les journées de sensibilisations pour les jeunes infirmiers.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 155 - janvier 2021 Retour au numéro
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  • Le tabagisme chez les médecins tunisiens
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