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Profil étiologique des adénopathies médiastinales - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.340 
M. Elyahiyaoui , L. Achachi, L. Herrak, M. Elftouh
 Hôpital Ibn Sina, Rabat, Maroc 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Les adénopathies médiastinales dominent la pathologie médiastinale par leur fréquence et par les difficultés du diagnostic essentiellement étiologique. Le but du travail est de préciser les étiologies les plus fréquentes des adénopathies médiastinales.

Méthodes

Étude rétrospective portant sur 54 patients hospitalisés au service des maladies respiratoires de l’hôpital Ibn Sina Rabat sur une période de janvier 2016 au janvier 2020.

Résultats

L’âge moyen des patients est de 54 ans, 57 % de sexe masculin, l’antécédent de tabagisme chronique a été retrouvé dans 35 % des cas, l’antécédent de cancer du sein dans 6 % des cas, de tuberculose dans 9 % des cas, et de VIH dans 4 % des cas, la dyspnée était le symptôme dominant présent chez 75 % des cas, l’altération de l’état général dans 44 % des cas, la toux dans 44 % des cas, la douleur thoracique dans 28 % des cas, les hémoptysies dans 8 % des cas, des lésions cutanées dans 7 % des cas et 9 % présentaient des adénopathies périphériques. La tomodensitométrie thoracique retrouvait des adénopathies médiastinales chez tous nos patients dont 8 % étaient nécrosées, 39 % associées à un processus pulmonaire et 24 % associées à un syndrome interstitiel. Le diagnostic est porté par fibroscopie dans 39 % des cas, médiastinoscopie dans 16 % des cas, biopsie scanno-guidée dans 9 % des cas, biopsie des ganglions périphériques dans 4 % des cas et un cas a été diagnostiqué par biopsie cutanée. Les adénopathies médiastinales étaient d’origine métastatique dans 27 % des cas dont 60 % sont des adénocarcinomes, 20 % des carcinomes non à petite cellules et les 20 % restants sont des carcinomes épidermoïdes, sarcomes histiocytaires et carcinomes papillaires de la thyroïde, l’étiologie sarcoïdienne retrouvées dans 25 % des cas, la tuberculose dans 8 % des cas et l’origine lymphomateuse dans 4 % des cas. Dans 25 % des cas aucune étiologie n’a été retrouvée.

Conclusion

On constate de cette étude les variétés du diagnostic étiologique des adénopathies médiastinales qui est dominées par l’origine métastatique et sarcoïdienne.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 159 - janvier 2021 Retour au numéro
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