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Impact du tabagisme actif chez le sujet asthmatique - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.344 
N. Guediri , A. Ben Mansour, S. Ben Saad, R. Jebali, S. Essebaa, H. Daghfous, F. Tritar
 Service de pneumologie C, hôpital Abderahmen Mami Ariana, Tunis, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Depuis des années, le tabagisme actif est reconnu comme source d’aggravation de la maladie asthmatique et un facteur de risque d’apparition de l’asthme à début tardif. L’objectif de notre étude est d’étudier la prévalence du tabagisme actif chez les asthmatiques et évaluer son impact sur le contrôle de l’asthme.

Méthodes

Étude rétrospective et comparative incluant des patients asthmatiques suivis au pavillon C de l’hôpital Abderahmen Mami Ariana. Nous avons défini deux groupes G1 : les asthmatiques fumeurs, G2 : les asthmatiques non-fumeurs.

Résultats

Nous avons colligé 69 asthmatiques dont 26 % (18) était tabagique actif (G1) vs 74 % (51) non tabagique. L’âge moyen était de 40,43, le sex-ratio=0,4. La moyenne d’âge était de 41,5 dans G1 vs 40,05 dans le G2. Une nette prédominance masculine a été retrouvée dans le G1 (2 vs 0,18 ; p<0,0001). L’atopie personnelle était plus fréquente dans G2 à type de rhinite (47 % vs 22 % ; p=0,065), conjonctivite (11 % vs 0 % ; p=0,12), asthme allergique (56 % vs 29 % ; p=0,05). Les asthmatiques fumeurs présentaient plus de trouble ventilatoire obstructif fixe à la spirométrie (28 % vs 17 %). L’asthme était plus fréquemment mal contrôlé dans le G1 (22 %) sans que cette différence ne soit significative. G1 faisait plus d’exacerbations annuelles (3,8 vs 2,2). La majorité des asthmatiques fumeurs étaient sous corticothérapie inhalée associée aux bronchodilatateurs de longue durée d’action (61 % vs 39 % ; p=0,1). Par ailleurs, l’indication à une corticothérapie inhalée seule était limitée à 22 % G1 vs 52 % G2 avec une différence significative (p=0,026).

Conclusion

L’asthme du fumeur semble plus sévère que celui du non-fumeur avec un contrôle plus difficile car le tabac a un effet pro-inflammatoire et diminue l’efficacité de la corticothérapie. Ainsi le sevrage tabagique joue un rôle primordial dans la prise en charge de cette maladie chronique.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 161 - janvier 2021 Retour au numéro
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