S'abonner

Comportement tabagique chez le personnel de santé dans un centre hospitalo-universitaire Tunisien - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.346 
L. Loued , N. Fahem, R. Bouguezzi, A. Migaou, S. Lamine, I. El Wadhane, A. Jarrar, M. Makhloufi, S. Cheikhmhamed, A. Ben Saad, R. Kaddoussi, S. Joobeur, N. Rouatbi
 Service de pneumologie, Monastir, Tunisie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Le personnel de santé joue un rôle indiscutable dans la lutte antitabac. Du fait de leur proximité aux patients, ils sont les premiers à sensibiliser et aider au sevrage tabagique. Il est important de déterminer la prévalence du tabagisme chez cette population particulière et d’étudier leur comportement vis-à-vis du tabac.

Méthodes

Il s’agissait d’une étude descriptive transversale menée sur une période de 3 mois, ayant été réalisée à l’aide d’un auto-questionnaire distribué à 600 personnel travaillant au CHU Fattouma Bourguiba de Monastir, Tunisie.

Résultats

Le taux de réponse au questionnaire était de 69 % (414 questionnaires exploitables). Les médecins représentaient 56,5 % de la population, les infirmiers 24,4 %, les ouvriers 7 % et les agents administratifs 6,3 %. L’âge moyen des enquêtés était 35,9 ans. Le sex-ratio était de 0,77 (234 femmes contre 180 hommes). La prévalence tabagique globale était de 33,6 % et elle était différente selon la fonction (86,9 % chez les ouvriers, 42,6 % chez les infirmiers et 17,7 % chez les médecins, p<10−3). Parmi les fumeurs, 72,6 % déclaraient qu’ils consommaient le tabac sur les lieux du travail. L’âge moyen de la première cigarette était de 19,9 ans et les raisons de commencer de fumer étaient essentiellement l’influence de l’entourage, la curiosité et le fait d’avoir un père fumeur. Une forte dépendance selon le score de Fagerström était trouvée dans 41 cas (29,4 %) et elle était associée à un âge plus avancé (p=0,005), au genre masculin (p<10−3) et à des heures de travail plus prolongées (p=0,001). Parmi les fumeurs, 120 rapportaient avoir essayé d’arrêter avec un nombre moyen de deux tentatives. Parmi les enquêtés, 30,2 % déclaraient avoir reçu une formation sur l’aide au sevrage tabagique, 82,4 % conseillaient les patients fumeurs d’arrêter de fumer et 62,8 % pensaient être capables de persuader quelqu’un d’arrêter de fumer.

Conclusion

Le tabagisme en Tunisie reste un problème majeur de santé publique et le personnel de santé n’est pas épargné de ce fléau. On insiste sur l’importance des formations sur le sevrage tabagique pour aider, d’une part, le personnel fumeur, et d’autre part, pour qu’ils sensibilisent et aident au mieux les patients fumeurs.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
Imprimer
Export

    Export citations

  • Fichier

  • Contenu

Vol 13 - N° 1

P. 162 - janvier 2021 Retour au numéro
Article précédent Article précédent
  • Comparaison des activités d’hospitalisation en période de pandémie et de non pandémie COVID-19 non-COVID-19 au niveau du service de pneumologie CHU Mustapha
  • A. Benkacimi, B. Larbani, W. Adimi, A. Koriche, E. Rezig, H. Zouane, L. Mekhlouf, W. Bourekoua, L. Laouar, M.T. Makhloufi, S. Mahi-Taright
| Article suivant Article suivant
  • Pathologies respiratoires professionnelles déclarées dans un service de pathologies professionnelles : étude transversale sur 12 ans
  • C. Harrathi, Y. Farhat, O. Jlassi, A. Omrane, I. Touil, T. Yahyaoui, J. Knani, T. Khalfallah, L. Bouzgarrou

Déjà abonné à cette revue ?