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Le deep breathing montre une dysfonction autonomique chez des sujets avec syndrome d’apnées obstructive du sommeil - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.027 
M. Onanga 1, , S. Joanny 1, J.B. Maranci 1, T. Similowski 2, I. Arnulf 1, C. Sevoz-Couché 3, S. Redolfi 1
1 GH Universitaire AP–HP-Sorbonne Université, Site Pitié-Salpêtrière, Service de pathologies du sommeil, Département R3S, Paris, France 
2 GH Universitaire APHP-Sorbonne Université, Site Pitié-Salpêtrière, Service de pneumologie, médecine intensive et réanimation - SPMIR, Département R3S, Paris, France 
3 Sorbonne Université, inserm, UMRS1158 neurophysiologie respiratoire expérimentale et clinique, Paris, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS) est considéré un facteur de risque cardiovasculaire. La fermeture répétée des voies aériennes supérieures pendant le sommeil déclenche des phénomènes physiopathologiques responsables d’un déséquilibre sympathovagal, médiateur central des conséquences cardiovasculaires. Par contre, l’effet de la CPAP sur les complications cardiovasculaires reste controversé. Une explication proposée est que l’index d’apnées-hypopnées (IAH) pourrait être insuffisant à représenter les phénomènes à l’origine des effets cardiovasculaires. Notre objectif est de tester la capacité d’une manœuvre de deep breathing (DB) à montrer une dysfonction autonomique chez des patients SAOS, en comparaison aux analyses classiques de la variabilité du rythme cardiaque (HRV).

Méthodes

Des sujets adressés pour suspicion de SAOS, sans pathologies ni traitement altérant le système nerveux autonome, sont inclus prospectivement. A l’éveil en position assise, 3minutes d’enregistrement en ventilation spontanée et 3minutes de DB (respiration ample à 6 par minute) précèdent la polysomnographie. Nous analysons la HRV lors de la respiration spontanée et la variation du rythme cardiaque lors du DB (HRDB, moyenne des 5 variations consécutives les plus amples).

Résultats

16 sujets (11 hommes, âge 44±10 ans, index de masse corporelle 25±4kg/m2) sont inclus. L’HRDB était plus bas chez les SAOS (IAH 17±6) que chez les contrôles (IAH<5) (9±3 contre 17±6bpm, p=0.004). Il n’y avait de différence ni sur les analyses de l’HRV ni sur les paramètres du sommeil. Par ailleurs, la variable que corrélait le mieux avec l’HRDB était l’index de désaturation (r=−0.73, p=0.001).

Conclusion

Le deep breathing, méthode applicable en pratique clinique, permet de mettre en évidence une dysfonction autonomique non détectée par les techniques usuelles d’analyse de la variabilité cardiaque chez des patients atteints de SAOS léger à modéré. En association avec la polysomnographie, le deep breathing pourrait contribuer à identifier les patients SAOS à haut risque cardiovasculaire.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 17-18 - janvier 2021 Retour au numéro
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