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Échec de l’antibioprophylaxie : à propos de cinq cas de BCGite avec atteinte respiratoire - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.453 
N. Argoulon, S. Marchand-Adam
 CHRU, Tours, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La BCG-thérapie est le traitement de référence des tumeurs de vessie n’envahissant pas le muscle lisse. Bien tolérée la plupart du temps, elle peut se compliquer d’une maladie disséminée, appelée BCGite. Les atteintes respiratoires de la maladie sont fréquentes, mais méconnues et difficiles à diagnostiquer. Il est recommandé de prévenir ces infections par une antibioprophylaxie par fluoroquinolones.

Méthodes

Ce travail a pour but de décrire les atteintes respiratoires de la maladie à partir d’une série de 5 cas pris en charge dans les services de pneumologie et d’infectiologie des CHR d’Orléans et CHRU de tours et recensés à partir des données du codage (code CIM10, code Y580).

Résultats

Ces hommes, âgés en médiane de 71 ans [66–77 ans], avaient tous reçu une antibioprophylaxie par Ofloxacine dans le cadre de leur BCG-thérapie pour une tumeur non infiltrante de vessie (grade pT1a). Chez 4 patients sur 5, la fièvre était apparue dans les 4 à 8H suivant la dernière instillation. Trois des 5 patients présentaient une dyspnée de repos avec désaturation, un patient présentait une toux sèche. Trois des 5 patients présentaient une altération rapide de l’état général avec une perte de poids comprise entre 5 et 10kg, sur une période d’un mois. Biologiquement, Ils présentaient un syndrome inflammatoire modéré avec un bilan hépatique montrant une cytolyse à 2N chez deux patients et une cholestase anictérique comprise entre 4 et 10N chez les 5 patients. Le scanner thoracique révélait dans tous les cas une miliaire. Un seul patient avait une identification microbiologique du BCG. Les tableaux clinico-scannographiques très évocateurs permettaient l’initiation d’un traitement comportant des associations isoniazide/rifampicine/ethambutol chez 4 patients, et Isoniazide/rifampificine pour le dernier. La durée totale du traitement était de 6 mois pour un patient et de 9 mois pour les autres. Le suivi à un an a montré une évolution favorable chez tous les patients.

Conclusion

Cette étude montre que la prophylaxie par Ofloxacine peut être insuffisante et que le clinicien est confronté aux difficultés de diagnostic microbiologique. Cependant, après la mise en route du traitement antimycobactérien, l’évolution est le plus souvent favorable.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 206-207 - janvier 2021 Retour au numéro
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