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Intolérances associées aux traitements antituberculeux chez les patients suivis au niveau de la polyclinique Essenia (Oran, Algérie) - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.458 
M. Ghermi 1, , M.Z. Makrerougrass 1, N. Ghoumari 2, N. Mened 2, F.Z. Guendouz Ghoul 2, F. Saïchi 2, S. Bossi 2
1 Département de biotechnologie, université Oran1 Ahmed Ben Bella, Oran, Algérie 
2 SCTMR-EPSP Essenia, Oran, Algérie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La wilaya d’Oran (ouest algérien) demeure une ville moyennement endémique en termes de tuberculose (TB) avec un taux d’incidence de 63,6 cas/100 000 habitants selon le dernier rapport de l’observatoire régionale de santé (2019). Cette pathologie nécessite une thérapeutique lourde qui s’accompagne souvent par de nombreuses intolérances. Celles-ci sont dans la plupart des cas d’ordre mineur mais qui tout de même peuvent être une cause de mauvaise assiduité au traitement. Certains peuvent quelques fois mettre en jeu le pronostic vital du patient comme lors des cytolyses hépatiques.

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective portant sur 132 patients atteints d’une tuberculose (70 TP, 62 TEP) suivis au niveau du SCTMR d’Essenia (Oran, Algérie) durant la période allant de mars 2018 à mai 2019. Les effets indésirables ont été recherchés sur la base des dossiers médicaux ainsi que des entrevues avec les patients.

Résultats

Les patients étudiés avaient une moyenne d’âge de 34,82 ans [32,56–37,07] dont 54,5 % étaient de sexe masculin. La majorité correspondait à de nouveaux cas (91,7 %). Des effets indésirables mineurs ont été constatés chez 53,8 % des patients avec un délai moyen d’apparition de 5,2 semaines [3,6–6,8]. Les troubles digestifs représentaient l’intolérance la plus fréquente (79,7 %), suivis par les manifestations cutanées (29,7 %) et finalement par les douleurs articulaires (17,2 %). L’analyse univariée n’a démontré de lien significatif uniquement avec l’âge (p=0,044) et avec le taux de TGO à j0 (p=0,041). Des intolérances majeures ont été décrites chez 21,5 % des patients avec une prédominance féminine (OR=2,71 [1,10–6,71] ; p=0,027). Les cytolyses hépatiques (46,2 %) et les troubles neurologiques (42,3 %) étaient les plus fréquents suivis par les rashs cutanés (11,5 %). Le délai moyen de leur apparition était de 6,3 semaines [4,1–8,4]. Les transaminases ont significativement augmenté dès la deuxième semaine chez les patients ayant eu une cytolyse hépatique (TGO : p=9×10−5 ; TGP : p=0,011). Aucun lien significatif n’a été retrouvé avec le bilan pré-thérapeutique.

Conclusion

Cette étude nous rappelle l’importante toxicité des traitements antituberculeux d’où l’intérêt de monitorer leurs effets secondaires et de les détecter le plus tôt possible afin de réajuster les posologies et d’offrir la prise en charge adéquate à temps. Il est également important d’identifier les sujets les plus à risque en faisant appel à la pharmacogénétique et ce afin de les surveiller plus régulièrement.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 208-209 - janvier 2021 Retour au numéro
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