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Profil épidémiologique et stratégies diagnostiques des pleurésies tuberculeuses dans un pays à prévalence intermédiaire de tuberculose - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.469 
R. Yahiaoui 1, , N. Atlaoui 2, R. Amrane 2
1 Service de pneumo-allergologie, CHU Béni-Messous, Alger, Algérie 
2 Service de pneumologie, CHU Bab El Oued, Alger, Algérie 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Parmi les tuberculoses extrapulmonaires, la pleurésie tuberculeuse (25 %) occupe la 2e place dans notre pays après les adénites tuberculeuses. Elle atteint généralement le sujet jeune, bien que faisant partie des localisations accessibles, le diagnostic de la pleurésie tuberculeuse reste encore difficile, du fait de son caractère paucibacillaire, elle pose un réel problème diagnostique chez le sujet âgé où l’étiologie néoplasique reste souvent dominante. Notre objectif est de décrire les caractéristiques cliniques, démographiques, et de déterminer les stratégies diagnostiques.

Méthodes

Cent cinquante-huit cas de pleurésies ont été colligés de façon prospective dans un service de pneumologie sur une période de 3 ans.

Résultats

Parmi les 158 cas de pleurésies identifiées, 84 (53,84 %) étaient d’origine tuberculeuse. La moyenne d’âge était de 34,55±15,03 ans. La tranche d’âge la plus atteinte est de 16–30 ans, avec un pic de fréquence de 18,3 %, et un sex-ratio de 1,05. Le délai diagnostique était de 18±4jours, la notion de contage a été retrouvée dans 37 % des cas, l’IDR à la tuberculine négative dans 38 % des cas. Le diagnostic de la tuberculose pleurale était confirmé dans 79,8 % (50 % à l’histologie, 29,8 % à la microbiologie dont 7,2 % à la culture du liquide pleural et 22,6 % à la culture des biopsies pleurales sur milieu de Lowenstein–Jensen) et 20,2 % étaient présumées devant la présence d’argument de présomption. À noter que 25 % de nos patients ont subit deux biopsies à l’aveugle.

Conclusion

Dans notre série, l’origine tuberculeuse reste la plus fréquente des pleurésies, elle atteint essentiellement le sujet jeune de moins de 30 ans. Le diagnostic de certitude reste parfois difficile et tardif, de ce fait il serait souhaitable de développer d’autres outils pour un diagnostic rapide tels que l’adénosine déaminase, etc.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 213 - janvier 2021 Retour au numéro
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