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Infections à Corynébactéries non diphtériques et complications bronchiques après transplantation pulmonaire – une étude cas-témoin - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.081 
A. Sandot 1, , V. Bunel 2, N. Grall 3, G. Jebrak 2, G. Weisenburger 2, P. Mordant 4, A. Tran Dinh 5, H. Mal 2, C. Godet 2, J. Messika 2
1 Pneumologie B et transplantation pulmonaire, Paris, France 
2 Pneumologie B et transplantation pulmonaire, Hôpital Bichat, Paris, France 
3 Microbiologie, Hôpital Bichat, Paris, France 
4 Chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, Hôpital Bichat, Paris, France 
5 Département d’anesthésie et réanimation, Hôpital Bichat, Paris, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

L’association entre infection ou colonisation à corynébactérie non diphtérique (CND) et complications anastomotiques bronchiques après transplantation pulmonaire (TP) a été soulevée [1].

Méthodes

Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique. Les patients TP avec CND isolée sur un prélèvement respiratoire profond (juillet 2014–décembre 2018) ont été inclus et comparés à une série appariée de notre cohorte. L’objectif principal est de décrire le lien entre l’isolement d’une CND sur un prélèvement respiratoire profond et la survenue de complications bronchiques (fistule bronchique ou sténose nécessitant une dilatation endoscopique ou un stent) après TP. Les objectifs secondaires sont de décrire les facteurs associés à l’isolement d’une CND et le pronostic à long terme.

Résultats

Une CND a été isolée chez 59 patients transplantés sur la période, dans un délai médian de 128jours (34–517) après TP. L’espèce la plus fréquemment isolée était C. striatum pour 42 patients (71%). Parmi ces 59 patients, 34 (58%) avaient des signes cliniques d’infection pulmonaire basse, 25 (42%) avaient au moins une autre espèce bactérienne au seuil (Pseudomonas aeruginosa pour n=10), et la CND était associée à une autre espèce bactérienne infra-seuil ou une flore oropharyngée chez 33 autres. Des signes d’ischémie bronchiques existaient à l’isolement de la CND chez 27 patients (46%); 20 (34%) avaient un stent bronchique. La survenue préalable d’un rejet humoral était associée à l’isolement d’une CND (27% vs 8%; p=0,01). Les patients infectés ou colonisés à CND ont développé significativement plus de complications bronchiques (72% vs 28%; p=0,003), plus de dysfonction chronique du greffon (27% vs 6,7%, p=0,006) que les témoins. La mortalité à un an ne différait pas significativement (29% vs 39%).

Conclusion

Dans cette série monocentrique de patients TP, l’isolement d’une CND était associé à une plus grande fréquence de complications bronchiques. La causalité des CND dans la survenue de ces complications reste à déterminer.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 46 - janvier 2021 Retour au numéro
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