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Ventilation non invasive au long cours : les patients âgés de plus de 75 ans diffèrent-ils des moins de 75 ans? - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.095 
C. Cantero 1, , D. Adler 1, P. Pasquina 1, C. Uldry 2, B. Egger 2, M. Prella 3, A.B. Younossian 4, P. Gasche 1, J.L. Pépin 5, J.P. Janssens 1
1 Service de pneumologie, Hôpitaux Universitaires, Genève, Suisse 
2 Service de pneumologie, Hôpital, Rolle, Suisse 
3 Service de pneumologie, Centre Hospitalier Universitaire Vaudois, Lausanne, Suisse 
4 Service de pneumologie, Hôpital de La Tour, Meyrin, Suisse 
5 Service de pneumologie, Centre Hospitalier Universitaire de Grenoble Alpes, Grenoble, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La prescription de la ventilation non invasive (VNI) a augmenté au cours de ces dernières années et elle est de plus en plus utilisée chez les sujets âgés. Cependant, nous avons peu de données quant à son utilisation au long cours chez les personnes très âgées. Le but de cette étude était de décrire les patients de plus de 75 ans traités par VNI et de les comparer à ceux de moins de 75 ans également traités par VNI.

Méthodes

Il s’agit d’une étude observationnelle transversale multicentrique incluant tous les patients traités par VNI dans les cantons de Genève et Vaud (1’288’378 habitants) entre 2016 et 2018. Des comparaisons ont été effectuées entre les patients de plus de 75 ans et de moins de 75 ans concernant les données anthropométriques, les diagnostics, les comorbidités, l’impact sur les gazométries artérielles et les oxymétries de pouls nocturne, les aspects techniques de la VNI et l’observance.

Résultats

Sur un total de 489 patients traités par VNI, 151 patients (31%) avaient plus de 75 ans. Le sexe masculin et les comorbidités étaient plus fréquents chez les sujets plus âgés (>75 ans). Il y avait une proportion plus élevée de BPCO et une proportion plus faible de maladies neuromusculaires dans le groupe plus âgé (>75 ans), mais non significative. La correction des gaz du sang artériel et des oxymétries de pouls nocturne était similaire dans les deux groupes. Le choix des interfaces était similaire dans les deux groupes et l’utilisation d’oxygène était plus fréquente dans le groupe plus âgé (>75 ans). Aucune différence significative n’a été notée en terme de compliance et dans les réglages des ventilateurs (pressions, fréquence respiratoire de sécurité, événements respiratoires résiduels). Les fuites non intentionnelles étaient plus fréquentes chez les sujets plus âgés (>75 ans).

Conclusion

Dans cette étude, un tiers de la population traité par VNI avait plus de 75 ans. Les diagnostics n’étaient pas significativement différentes, avec une proportion plus élevée de BPCO et une proportion plus faible de maladies neuromusculaires dans le groupe plus âgé (>75 ans). Les fuites non intentionnelles étaient légèrement plus fréquentes dans la population plus âgée (>75 ans). Cependant, les indices d’efficacité de la VNI (gazométries artérielles, oxymétries de pouls nocturne, événements respiratoires résiduels) et l’observance du traitement étaient similaires dans les deux groupes.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 53 - janvier 2021 Retour au numéro
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