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Sevrage tabagique dans la BPCO de la femme - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.097 
I. Khalfallah , S. Belkhir, M. Ferchichi, S. Louhaichi, N. Boubaker, M. Ben Bechir, B. Hamdi, J. Ammar, A. Hamzaoui
 Pavillon B, Ariana, Tunisie 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La BPCO est de plus en plus fréquente chez la femme du fait de la fréquence croissante du tabagisme féminin et d’une plus grande susceptibilité aux effets néfastes du tabac. Le but de notre étude était d’évaluer l’efficacité d’un programme de sevrage tabagique et les facteurs influençant l’arrêt tabagique dans notre contexte.

Méthodes

Étude prospective incluant 50 patientes tabagiques et suivies pour BPCO au service de pneumologie B. Le programme de sevrage tabagique était basé essentiellement sur un support comportemental dispensé par une pneumologue tabacologue et une psychologue le même jour que la consultation de suivi de la BPCO. L’évaluation du succès du sevrage était faite à 6 mois et 1 an.

Résultats

L’âge moyen était de 60 ans. L’âge de début de l’intoxication tabagique variait entre 9 et 46 ans avec une moyenne de 25 ans. La consommation tabagique moyenne était de 40 PA. La principale comorbidité associée était la dépression notée dans 26 % des cas. Selon le score HAD, la fréquence des états anxio-dépressifs était de 50 %. Le score de Fagerström moyen était de 6,5. Plus de la moitié des patientes (54 %) étaient fortement dépendantes à la nicotine. Le taux global de succès du sevrage était de 40 % à 6 mois et 28 % à 1 an. Les causes de rechute étaient la forte dépendance (62 %), le plaisir procuré par le tabac (21 %) et le stress (17 %). Le succès du sevrage était corrélé à un score de Fagerström plus faible (p=0.03), une intoxication tabagique moindre (p=0.003), une bonne motivation au sevrage tabagique (p=0.01), l’absence d’isolement social (p=0.02) et de tabagisme dans l’entourage (p=0.02), un âge avancé (p=0.01), un VEMS plus faible (p=0.011), la présence de comorbidités cardiovasculaires (p=0.001) ainsi que l’arrêt temporaire de l’intoxication tabagique lors de la grossesse (p=0.009).

Conclusion

Les programmes de sevrage tabagique réalisés le même jour que les consultations de suivi de la BPCO peuvent être efficaces et permettent en plus de palier à la contrainte des déplacements et de mauvaise adhérence aux consultations dédiées spécifiquement à la tabacologie.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 53-54 - janvier 2021 Retour au numéro
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