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Interruption du traitement par ICI après 18 mois de contrôle tumoral chez des patients atteints de cancers bronchopulmonaires non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé : INTEPI, une étude rétrospective multicentrique - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.103 
G. Bilger 1, , N. Girard 2, H. Doubre 3, M. Giaj Levra 4, E. Giroux Leprieur 5, F. Giraud 6, C. Decroisette 7, A. Livartowski 8, M.A. Massiani 9
1 Oncologie, Grenoble, France 
2 Oncologie thoracique, Institut du Thorax Curie-Montsouris, Paris, France 
3 Pneumologie, Hôpital Foch, Suresnes, France 
4 Oncologie thoracique, CHU Grenoble Alpes, Grenoble, France 
5 Pneumologie et oncologie thoracique, AP–HP-Hôpital Ambroise Paré, Boulogne Billancourt, France 
6 Pneumologie, Hôpital Cochin, Paris, France 
7 Pneumologie CHANGE, Annecy, France 
8 Institut Curie, Paris, France 
9 Oncologie Institut Curie, Saint Cloud, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

La durée de traitement optimale par inhibiteur de point de contrôle immunitaire (ICI) dans le cancer bronchopulmonaire non à petites cellules (CBNPC) de stade avancé reste incertaine. Les résultats de l’essai CheckMate153 suggèrent que la poursuite du traitement au-delà d’un an est préférable. Dans les différents essais d’enregistrement des molécules, le traitement était poursuivi jusqu’à progression ou toxicité inacceptable, ou pour une durée maximale de 2 ans.

Méthodes

Cette étude rétrospective multicentrique rapporte les résultats en vie réelle des patients traités par ICI pendant 18 mois au moins, et dont le traitement a été arrêté en l’absence de progression tumorale.

Résultats

Entre juillet 2015 et mai 2018, parmi 107 patients sans progression tumorale après au moins 18 mois de traitement, 54 patients ont arrêté leur traitement par ICI: 76 % étaient des hommes, avec un âge médian de 63 ans, 91 % avaient un statut PS 0-1, 54 % et 22 % étaient traités pour un adénocarcinome et un carcinome épidermoïde respectivement, 20 % présentaient des métastases cérébrales, le statut PDL1 était disponible pour 18 (33 %) des patients (2<1 %, 8 entre 1 et 50 % et 8>50 %). La durée médiane de traitement était de 26 mois. Le traitement a été suspendu par choix du prescripteur et pour toxicité dans 46 % et 22 % des cas respectivement. Avec un suivi médian de 16 mois depuis l’arrêt du traitement, 14 (26 %) patients ont présenté une rechute tumorale. Le délai médian à progression était de 9 mois (2 à 33 mois). La survie sans progression (SSP) et la survie globale (SG) à 12 mois de l’arrêt étaient de 90 % et 71 % respectivement, et à 24 mois de 82 % et 66 % respectivement. La meilleure réponse à l’arrêt du traitement semblait prédictive du risque de rechute, avec une SSP à 12 mois de 70 % en cas de réponse complète (n=11), 77 % en cas de réponse partielle (n=37), 31 % en cas de maladie stable (n=6), et 76 % en cas de réponse complète et/ou de réponse métabolique complète au TEP-TDM [18F] FDG (n=21). Dix patients ont été traités à la progression, 6 par réintroduction d’ICI avec un contrôle tumoral chez tous et 4 par traitement local avec une réponse complète chez tous.

Conclusion

Notre étude en vie réelle rapporte des résultats encourageants sur le contrôle tumoral et la survie à long terme après arrêt du traitement par ICI. La réponse scannographique et potentiellement la réponse métabolique par PET 18FDG pourraient être des facteurs prédictifs de l’absence de rechute à l’arrêt.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Plan


© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 57 - janvier 2021 Retour au numéro
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