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Rôle des mastocytes dans l’asthme sévère : analyse de données transcriptomiques dans la cohorte U-BIOPRED - 10/01/21

Doi : 10.1016/j.rmra.2020.11.127 
A. Tiotiu 1, , Y. Badi 2, N. Kermani 2, P. Hansbro 3, C. Wheelock 4, S.E. Dahlen 4, Y.K. Guo 2, P. Sterk 5, R. Djukanovic 6, I. Adcock 7, K.F. Chung 7
1 Département de pneumologie, CHRU, Nancy, France 
2 Data Science Institute, Department of Computing, Imperial College London, Londres, Royaume-Uni 
3 Faculty of Science, University of Technology, Sydney, Australie 
4 The Centre for Allergy Research, the Institute of Environmental Medicine, Karolinska Institute, Stockholm, Suède 
5 Department of pulmonary diseases, Faculty of Medicine, University of Amsterdam, Amsterdam, Pays-Bas 
6 NIHR Southampton Respiratory Biomedical Research Unit, University Hospital Southampton, Southampton, Royaume-Uni 
7 National Heart & Lung Institute, Imperial College London, Londres, Royaume-Uni 

Auteur correspondant.

Résumé

Introduction

Reconnus pour leur rôle dans la réaction allergique, la contribution des mastocytes (MCs) dans la pathogenèse de l’asthme sévère (AS) n’est pas bien établie pour le moment.

Objectif

Étudier le rôle des MCs dans l’AS comparativement à un groupe contrôle (C) et un groupe avec asthme modéré (AM), en utilisant les données transcriptomiques des expectorations de la cohorte U-BIOPRED.

Méthodes

Nous avons analysé les données transcriptomiques de 61 patients non-fumeurs avec AS (ASnf), 23 patients fumeurs/ex-fumeurs avec AS (ASf), 20 patients avec AM et 16C. Neuf listes de gènes des MCs ont été utilisées pour étudier leurs réponses aux différents stimuli (IgE, IL-33, LPS et IFNγ) et leur état d’activation. En appliquant la méthode gene set variation analysis (GSVA), un score d’enrichissement a été calculé pour chaque liste de gènes pour chaque patient, avec une moyenne pour le groupe. Les analyses ont été réalisées pour comparer les groupes selon la sévérité de l’asthme et les phénoytpes inflammatoires (TAC1 inflammation prédominante éosinophilique, TAC2 inflammation prédominante neutrophilique et TAC3 inflammation paucigranulocytique) en utilisant la méthode ANOVA et le t test.

Résultats

Malgré leur nombre quasiment nul dans l’expectoration, les signatures de MCs stimulés par IgE, IL-33 et LPS étaient enrichies dans l’AS comparativement à l’AM et le groupe C (p<0,03), sans différences significatives entre l’ASnf vs ASf ou AM vs C. Les MCs inactifs, originaires du thymus et IgE-stimulés étaient significativement enrichis dans le groupe TAC1 par rapport aux groupes TAC2 et TAC3 (p<0,01) tandis que les MCs stimulés par IL-33, LPS, IFNg, IgE de manière répétitive, étaient enrichis dans le groupe TAC2 comparativement aux autres TACs (p<0,001). Les patients ayant un score d’enrichissement élevé pour la signature MC-activé par IgE avaient des caractéristiques distinctes et les 32 gènes uprégulés dans ce groupe, comparativement au groupe avec un score bas, sont impliqués dans différents mécanismes pathogéniques de l’asthme comme l’inflammation modérée par l’IL-18.

Conclusion

Les MCs stimulés par différents stimuli (IgE, IL-33, LPS) sont activés dans l’AS. Les MCs-activés par IgE sont impliqués dans l’inflammation éosinophilique et neutrophilique de l’asthme.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2020  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 13 - N° 1

P. 68 - janvier 2021 Retour au numéro
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