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Facteurs déclenchants : médicaments - 18/11/11

Doi : 10.1016/j.rmr.2011.02.015 
C. Sanfiorenzo a, A. Pipet b,
a Inserm EA4319, service de pneumologie, faculté de médecine, université de Nice Sophia Antipolis, hôpital Pasteur, CHU de Nice, 30, avenue de la Voie-Romaine, BP 1069, 06002 Nice cedex 1, France 
b Inserm U915, service de pneumologie, faculté de médecine, CHU de Nantes, université de Nantes, institut du thorax, boulevard Jacques-Monod, 44093 Nantes, France 

Auteur correspondant.

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Résumé

Les exacerbations asthmatiques sont parfois déclenchées par les médicaments, essentiellement les anti-inflammatoires non stéroidiens (AINS) et les bêtabloquants. Les crises d’asthme induites par les AINS sont de survenue rapide et peuvent être sévères. Le syndrome de Widal est une entité particulière dont la physiopathologie reste encore incomplètement expliquée. L’asthme y est volontiers sévère et corticodépendant ; certains auteurs proposent une accoutumance à l’aspirine, mais cela reste controversé. Les bêtabloquants restent globalement contre-indiqués chez l’asthmatique ; la « cardiosélectivité » β1 n’est pas absolue, disparaissant aux fortes doses, et les « agonistes partiels » ne sont pas mieux tolérés. Cependant, certains auteurs remettent en cause l’effet néfaste des bêtabloquants au long cours chez l’asthmatique. Des études plus larges sont nécessaires, mais ces données suggèrent que, dans certains cas, la prescription d’un bêtabloquant est possible sous surveillance pneumologique rapprochée. D’autres molécules peuvent poser problème chez l’asthmatique (dipyridamole, hormones sexuelles de synthèse, certains excipients). Au total, peu de nouveautés apparaissent concernant les médicaments à risque chez l’asthmatique. L’enjeu pour l’avenir sera de préciser la physiopathologie de certaines intolérances, et la catégorie de patients pouvant tolérer des bêtabloquants. L’enjeu de santé publique que représentent les pathologies cardiovasculaires doit rendre les pneumologues attentifs à ce débat.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Summary

Asthmatic exacerbations are sometimes triggered by medications, primarily the non-steroidal anti-inflammatory agents (NSAIDS) and beta-blockers. Asthma attacks induced by NSAIDS occur rapidly and can be severe. Widal syndrome is a specific disease entity whose physiopathology remains incompletely explained. Asthma is characteristically severe and steroid dependent; desensitisation with aspirin has been proposed, but this remains controversial. Beta-blockers are contra-indicated in asthma; the β1 “cardioselectivity” of some agents is not absolute, disappearing at high doses and the “partial agonists” are not better tolerated. However, certain authors have called into question the harmful effect of beta-blockade in moderate and stable asthma. More studies are needed, but the current data suggest that in some cases beta-blockers may be safe but their use requires close supervision. Other molecules can pose problems in asthmatics (dipyridamole, synthetic sex hormones and certain excipients). On the whole, there has been little innovation concerning the hazard that drugs can pose for some asthmatics. The task for the future will be to specify the physiopathology of Widal syndrome, and to clarify the categories of patients in whom beta-blockers can be safely employed as the public health consequences of cardiovascular pathologies make this an important issue for lung specialists.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

Mots clés : Asthme, Asthme induit par l’aspirine, Antagonistes bêta-adrénergiques, Toxicité des médicaments

Keywords : Asthma, Aspirin-induced asthma, Adrenergic beta-antagonists, Drug toxicity


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Vol 28 - N° 8

P. 1059-1070 - octobre 2011 Retour au numéro
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