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Stéatose hépatique non alcoolique associée à l’apnée obstructive du sommeil et l’insomnie - 21/12/15

Doi : 10.1016/j.rmr.2015.10.592 
B. Omarjee 1, , S. Budhan 2
1 Saint-Denis, Réunion 
2 Clinique Omega, Le Port, Réunion 

Auteur correspondant.

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Résumé

Introduction

La stéatose hépatique non alcoolique (SHNA) est très fréquente dans la population réunionnaise et plus encore parmi les sujets obèses. La prévalence des troubles du sommeil est élevée chez ces patients, particulièrement l’insomnie avec des accès de somnolence diurne. Nous avons mené une étude prospective allant de juillet 2013 à juillet 2015 et concernant les patients ayant les troubles du sommeil les plus divers, incluant le SAOS.

Méthodes

Étude rétrospective des patients qui ont bénéficié d’un bilan biologique complet : transaminase hépatique avec Gamma GT, mesure du débit respiratoire, oxymétrie de pouls avec une symptomatologie évocatrice du SAOS (score d’Epworth>12) ou une réponse positive à >3 questions au questionnaire stop-bang (QSB) ont bénéficié d’une polysomnographie ambulatoire avec un appareil WEINMANN Somnolab 2.

Résultats

En limitant l’analyse des 37 patients (dont 23 hommes, âge moyen : 51,1±6,7ans) ayant un IAH>15/h, il était constaté une association significative entre SAS et une SHNA (p=0,01). Le score d’Epworth moyen était de 16. Selon le score de Berlin, 64 % des patients avaient un haut risque de développer un SAOS. Le score de QSB (en moyenne 6/8) était plus élevé chez les patients ayant un taux Gamma GT élevé. Un syndrome métabolique était retrouvé chez 72 % des patients. L’obésité de grade 1 [indice de masse corporelle (IMC)>30] est retrouvée dans 63 %. Une corrélation positive (p<0,001) a été établie entre l’index de désaturation en oxygène et l’IAH. La prévalence des divers types de troubles du sommeil est la suivante : insomnie (74 %), cauchemars (27 %) et somnolence diurne (39 %). Les troubles du sommeil REM (rapid eye movement) est de 22 %.

Conclusion

La SHNA est donc associée à des troubles du sommeil à la fois fréquents et polymorphes, a fortiori chez les patients ayant un SAOS. Donc, il semble licite de rechercher une SHNA chez les patients avec un SAOS modéré à sévère.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2015  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 33 - N° S

P. A261-A262 - janvier 2016 Retour au numéro
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