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Dérivation urinaire non continente ou néovessie orthotopique chez la femme après pelvectomie antérieure pour cancer de vessie : évaluation de la qualité de vie et résultats fonctionnels - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.014 
X. Biardeau 1, , N. Lamande 1, L. Tondut 2, B. Peyronnet 2, G. Verhoest 2, X. Game 3, A. Villers 1, A. Ouzzane 1, J. Fantoni 1, F. Marcelli 1
1 CHRU de Lille, Lille, France 
2 CHU de Rennes, Rennes, France 
3 CHU de Toulouse, Toulouse, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

L’objectif de la présente étude est de comparer la qualité de vie et la fonction sexuelle à distance de la chirurgie, entre les patientes ayant eu une néovessie (NVO) et celles ayant eu une urétérostomie bilatérale trans-iléale (UBTI) au décours d’un geste de pelvectomie antérieure pour cancer de vessie.

Méthodes

Toutes les patientes ayant eu entre janvier 2004 et décembre 2015 une pelvectomie antérieure dans le cadre d’un cancer de vessie associée à une dérivation urinaire par NVO ou UBTI étaient éligibles. Quatre auto-questionnaires distincts, comprenant l’EORTC QLQ-C30, l’EORTC QLQ-BLim30, le SF-12 et le FSFI étaient soumis aux patientes par voie postale. Les comparaisons des deux groupes (NVO vs UBTI) en termes de scores obtenus aux différents questionnaires ont été réalisées à l’aide du test exact de Fisher pour les variables qualitatives et à l’aide du test du U de Mann-Whitney pour les variables continues. Le niveau de significativité était fixé à 5 %.

Résultats

Au total, 40 patientes étaient incluses dans l’étude (17 NVO, 23 UBTI). Les patientes ayant eu une UBTI étaient significativement plus âgées (68,7 vs 61,4ans, p=0,007), avaient un score ASA significativement plus élevé (p=0,011) et avaient plus fréquemment un antécédent de chirurgie abdominale (56,5 % vs 17,6 %, p=0,014) que les patientes ayant eu une NVO. Le sous-score « Désir » obtenu à l’auto-questionnaire FSFI était significativement plus élevé chez les patientes ayant eu une NVO (2,5 vs 1,6, p=0,024). Chez les 7 patientes sexuellement actives il semblait, de plus, exister une tendance, avec un score FSFI total moins altéré chez les patientes ayant eu une NVO (23,9 vs 12,7, p=0,095) par rapport à celles ayant eu une UBTI.

Conclusion

Il semble, que les patientes sexuellement actives seraient plus à même de profiter des avantages d’une NVO.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 674 - novembre 2016 Retour au numéro
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