Néphrectomie partielle ouverte vs. robot assistée pour tumeurs kystiques : impact de la rupture de kyste peropératoire et résultats oncologiques - 28/10/16
, B. Peyronnet 2, Q. Manach 3, G. Delporte 4, Z. Khene 2, M. Moulin 5, T. Benoit 6, L. Cormier 5, J. Rizk 4, N. Brichart 7, J. Beauval 6, A. Méjean 8, A. Bex 9, M. Roupret 3, F. Bruyère 1, K. Bensalah 2Résumé |
Objectifs |
Il est conseillé de faire l’exérèse des lésions rénales kystiques suspectes (classées Bosniak 3 et 4). Il s’agit de lésions fragiles qui peuvent se rompre pendant le temps de dissection ou d’exérèse. L’impact de cette rupture peropératoire reste flou. L’objectif de cette étude était d’analyser l’incidence des ruptures de kystes peropératoire et leur impact sur les résultats oncologiques.
Méthodes |
Entre 2008 et 2015, les patients ayant eu une néphrectomie partielle pour lésion kystique suspecte dans huit centres universitaires européens ont été analysés rétrospectivement. La notion de rupture de kyste était systématiquement recherchée. L’analyse des résultats oncologiques portait sur la survie globale, la survie spécifique et la survie sans récidive. Une analyse selon la voie d’abord (ouverte et robot assistée) et selon l’existence d’une rupture de kyste a été réalisée. Les courbes de survie sans récidive ont été comparées par la méthode de Kaplan-Meier. Une analyse multivariée par régression logistique a été faite pour rechercher les facteurs prédictifs de rupture de kystes.
Résultats |
Un total de 268 patients ont été inclus. Soixante-quinze pour cent des kystes étaient malins : 84,5 % des Bosniak 4, 68 % des Bosniak 3 et 62,5 % des Bosniak 2F. Avec un suivi moyen de 32 mois, le taux de récidive locale était de 2 %, l’évolution métastatique était de 2 %, aucun décès spécifique n’a été rapporté. Le taux de décès toute cause était de 4,9 %. L’évènement « rupture de kyste » était de 18,7 % (n=50), 77,5 % étant survenue sur des tumeurs malignes. Avec un recul de 38 mois aucune récidive n’est apparue dans le sous-groupe kystes rompus. L’analyse sur la survie sans récidive n’a pas retrouvé de différence entre la présence d’une rupture ou non (p=0,23) ainsi que selon la voie d’abord utilisée (p=0,91). Aucun facteur prédictif n’a été retrouvé concernant l’évènement rupture de kyste.
Conclusion |
La rupture de kyste est un évènement relativement fréquent quelle que soit la voie d’abord mais elle ne semble pas impacter le pronostic oncologique à moyen terme.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 680 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


