Néphrectomie partielle pour tumeur rénale : comparaison des voies laparoscopiques robot assistées trans- et rétropéritonéales - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
L’objectif de notre étude est de comparer les résultats de la néphrectomie partielle laparoscopique robot assistée pour tumeurs rénales par voie trans- (TP) et rétropéritonéale (RP).
Méthodes |
De 2009 à 2016, 194 (104 droites, 90 gauches) néphrectomies partielles robot assistées ont été effectuées, 155 par voie TP, 39 par voie RP chez 142 hommes et 52 femmes. Ont été notées les caractéristiques pré opératoires du patient (âge, ASA), de la tumeur (localisation, RENAL score et de PADOUE), les données opératoires (durée d’intervention, perte de sang, conversion) et postopératoires (durée d’hospitalisation, complications, résultats anatomopathologiques, créatinine pré et postopératoire). Les test de Chi2 et Student ont été utilisés pour la comparaison.
Résultats |
Respectivement entre les voies TP et RP, l’âge était de 59,8 vs 62,3ans (p=0,22), le score ASA de 1,2 vs 1,8 (p<0,001), le score de PADOUE de 8,4 vs 7,5 et RENAL de 6,7 vs 7,3 (p=0,22). Il y avait plus de tumeurs postérieures opérées par voie RP (38 % vs 64 %). Il n’y avait pas de différence entre la durée d’intervention (137 vs 135min, p=0,85), la durée de clampage (16 vs 18min, p=0,13), les pertes sanguines (251 vs 166mL, p=0,21), le taux de conversion (3 vs 2), de complications postopératoires (10,9 % dont 7 faux anévrysmes embolisés, 1 perforation digestive, 1 embolisation pour déglobulisation versus 20,5 % dont 2 embolisations pour hémorragie et 2 pour faux anévrysmes, p=0,11). La durée d’hospitalisation était plus élevée dans le groupe RP versus TP (3,9 versus 5,8jours ; p=0,001). Il y avait 161 pT1a, 16 pT1b, 3 pT2a, 1pT2b, 13 pT3b avec respectivement 23 (14,8 %) et 5 (12,8 %) marges positives, p=0,99. La variation de créatinine pré- et postopératoire était de 12 vs 24 umol/L, p=0,006.
Conclusion |
La néphrectomie partielle laparoscopique robot assistée peut s’effectuer par voie trans- et rétropéritonéale avec les mêmes résultats. La localisation de la tumeur, en particulier postérieure, doit permettre de porter l’indication de la voie d’abord.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 682 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



