Néphrectomie partielle rétropéritonéale : étude comparative entre chirurgie laparoscopique et robot assistée - 28/10/16
, I. Cholley, A. Masson-Lecomte, J. Moroch, D. Vordos, L. Salomon, A. De la TailleRésumé |
Objectifs |
La chirurgie rénale mini-invasive peut être réalisée par voie trans- ou rétropéritonéale. La littérature tend à montrer la supériorité du robot sur la laparoscopie dans les néphrectomies partielles transpéritonéales, mais qu’en est il pour la voie rétropéritonéale ? Le but de cette étude est de comparer les données périopératoires entre néphrectomie partielle rétropéritonéale robot assistée (NPRR) et néphrectomie partielle rétropéritonéale par laparoscopie conventionnelle (NPRL).
Méthodes |
Entre 1995 et 2015, tous les patients opérés dans notre centre pour néphrectomie partielle rétropéritonéale robot assistée ou par laparoscopie conventionnelle furent prospectivement inclus. Les données périopératoires (caractéristiques des patients, caractéristiques tumorales, temps de clampage, pertes sanguines estimées, durée opératoire, transfusions, complications, marges chirurgicales positives, durée d’hospitalisation, créatinine pré/opératoire) furent analysées et comparées pour chaque groupe en utilisant les test statistiques de t Student et du Chi2.
Résultats |
L’analyse portait sur 133 patients (NPRR=38 et NPRL=95). L’ASA score était plus élevé dans la NPRR (1,92 vs 1,68 ; p=0,04) et la créatinine préopératoire était plus élevée dans la NPRL (78,97 vs 102,28μmol/L ; p=0,02). Les caractéristiques tumorales étaient similaires. Concernant les données périopératoires (Tableau 1) : l’ischémie chaude (20,26 vs 28,70min ; p=0,001) et la durée d’intervention (137,03 vs 165,96min ; p=0,02) étaient plus courts dans la NPRR. Les pertes sanguines (171,14 vs 359,14mL ; p=0,03) étaient plus faibles dans la NPRR, sans retentissement sur le taux de transfusions (13,16 vs 16,84 % ; p=0,60). Il n’y avait pas de différence pour les conversions (p=0,53), la variation créatinine en postopératoire (p=0,33), les complications majeures (p=0,94) ; la durée d’hospitalisation (p=0,15) et les marges chirurgicales positives (p=0,20).
Conclusion |
La NPRR est associé à un temps de clampage, des pertes sanguines et un temps opératoire significativement plus faible que la NPRL. De plus la NPRR semble améliorer la durée opératoire, le taux de transfusions et le taux de conversions.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 682 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


