Évaluation prospective de l’efficacité du Qutenza* dans les douleurs neuropathiques pelvi-périnéales chez 60 patients - 28/10/16
Résumé |
Objectifs |
Les algies pelvi-périnéales ont souvent une expression neuropathique et peuvent s’exprimer au niveau cutané dans quatre territoires bien différenciés (Figure 1, Figure 2). Le Qutenza* (patch de capsaïcine à 8 %) est un traitement topique des douleurs neuropathiques. L’objectif de notre étude prospective a été d’évaluer l’utilisation du Qutenza* dans la prise en charge de patients souffrant de névralgies pelvi-périnéales.
Méthodes |
Soixante patients présentant des douleurs pelvi-périnéales d’expression neuropathique ont reçu un traitement topique par patch de capsaïcine à haute concentration. Les patients ont été évalués à 2 mois de la pose du Qutenza*. Le critère principal d’évaluation était le PGI (Patient Global Improvement) avec 7 niveaux de réponse (1 - Énormément mieux, 2 - Beaucoup mieux, 3 - Un peu mieux, 4 - Aucun changement, 5 - Un peu empiré, 6 - Beaucoup empiré, 7 - Énormément empiré). Les critères secondaires étaient le pourcentage d’amélioration estimé par le patient, l’intensité douloureuse (EN) et la durée maximale en position assise après 18h.
Résultats |
Trente-cinq pour cent des 60 patients inclus ont estimé être améliorés d’au moins 30 %. Vingt-quatre pour cent ont estimé être beaucoup mieux qu’avant (PGI≤2) avec 58 % d’amélioration en moyenne, une baisse de 3,4/10 points sur l’EN et une durée maximale assise augmentée de 54minutes. Parmi les bons répondeurs, les patients souffrant de coccygodynies ont été le plus souvent soulagés avec 37 % de PGI≤2 (n=7) et une amélioration de la douleur de 63 % en moyenne.
Conclusion |
Ces résultats ont mis en évidence l’intérêt du patch de capsaïcine à haute concentration (Qutenza*) dans la stratégie de prise en charge des patients souffrant de névralgies pelvi-périnéales et en particulier en cas de coccygodynies.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 688 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?



