Épidémiologie bactérienne et profils de résistance aux antibiotiques des échantillons urinaires du sujet âgé - 28/10/16
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Résumé |
Objectifs |
Alors que les infections urinaires sont la deuxième cause d’infections chez les individus de plus de 65ans, les données sur l’épidémiologie bactérienne des urines chez ces patients sont rares. Le but de cette étude a été de décrire dans cette population les principales bactéries retrouvées de façon significative dans les urines ainsi que de déterminer leurs profils de résistance aux antibiotiques.
Méthodes |
D’octobre 2012 à octobre 2015, toutes les urines (mictionnelles ou sur sonde) reçues au laboratoire de microbiologie du CHU de Caen ont été étudiées rétrospectivement. Les résultats ont été comparés à ceux des urines obtenues chez les patients de 18–64ans. L’identification des bactéries a été obtenue par spectrométrie de masse MALDI-TOF et la sensibilité aux antibiotiques a été testée selon les recommandations du CA-SFM.
Résultats |
Sur 33 302 ECBU réalisés chez les patients de plus de 65ans, 13 450 microorganismes ont été identifiés. Les ECBU effectués chez les patients âgés de plus de 65ans retrouvaient statistiquement plus de bactériurie significative que ceux réalisés chez les patients plus jeunes (40 % vs 22 % p<0,001). Escherichia coli était l’espèce la plus fréquemment identifiée (41,8 %) suivi par Enterococcus faecalis (9,7 %), Pseudomonas aeruginosa (5,7 %), Proteus mirabilis (4,6 %) et Klebsiella pneumoniae (4,2 %) (Tableau 1). Cette épidémiologie bactérienne était propre aux patients âgés. Environ 9 % des souches d’E. coli étaient résistantes aux céphalosporines de 3e génération, dont 8,2 % par production de β-lactamase à spectre étendu (BLSE) (Figure 1). Cette prévalence était significativement plus élevée que celle retrouvée dans les ECBU des patients âgés de 18–64ans (4,9 %, p<0,001) (Tableau 2).
Conclusion |
L’épidémiologie bactérienne urinaire des personnes de plus de 65ans est variée et différente de celle des patients plus jeunes tandis que les bactéries multi-résistantes (notamment E. coli BLSE) sont plus fréquemment retrouvées. De ce fait, des recommandations spécifiques à cette population doivent être proposées afin de permettre au mieux l’établissement du traitement antibiotique probabiliste des infections urinaires.
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Vol 26 - N° 13
P. 694-695 - novembre 2016 Retour au numéroBienvenue sur EM-consulte, la référence des professionnels de santé.
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