Évaluation du profil de résistance des Escherichia coli uropathogènes isolés en laboratoires d’analyse de biologie médicale en Languedoc - 28/10/16
, J. Lavigne 1Résumé |
Objectifs |
La diffusion des bacilles à gram négatif (BGN) multirésistants est une menace grandissante en France en particulier chez Escherichia coli. L’objectif de cette étude était d’évaluer le profil de résistance des E. coli uropathogènes isolés en laboratoires d’analyse de biologie médicale (LABM) en Languedoc.
Méthodes |
Cette étude rétrospective multicentrique incluait tous les patients ayant eu un ECBU positif à E. coli diagnostiqué par un LABM du Gard et de l’Hérault durant l’année 2013. Tous les doublons ont été éliminés. Pour chaque inclusion, un recueil épidémiologique (âge, sexe, origine communautaire ou établissement de santé) était effectué. Les données de la résistance (R) des souches d’E. coli aux principaux antibiotiques testés était effectué selon les recommandations du CA-SFM.
Résultats |
Un total de 50 287 souches d’E. coli ont été incluses isolés chez 83 % de femmes d’âge médian 62ans (0–105). Quatre-vingt-neuf pour cent des prélèvements étaient communautaires et 11 % en ES. Aucune souche n’était résistante à l’imipénème mais 0,3 % (n=164) étaient résistantes à l’ertapénème, provenant patients en institution. Aucune carbapénémase n’a été détectée. 46,4 % des souches étaient résistantes à l’amoxicilline, 31,7 % à l’association amoxicilline/acide clavulanique, 7,2 % au céfixime, 4 % à la gentamicine, 0,6 % à l’amikacine et 1,3 % aux furanes. Les souches isolées des hommes étaient plus résistantes que celles des femmes. Les souches isolées en ES ou en maison de retraites étaient les plus résistantes. Plus l’âge était élevé, plus les E. coli étaient résistantes aux antibiotiques en particulier aux quinolones et aux C3G. En revanche, la fosfomycine reste particulièrement active quel que soit l’âge.
Conclusion |
La diffusion des E. coli multirésistants est importante dans notre région (4,3 % de toutes les souches et 21,4 % chez les hommes en maison de retraite). Nos résultats confirment que les fluoroquinolones et le cotrimoxazole ne peuvent plus être des antibiotiques de premier choix dans les infections urinaires. Ces données locales sont essentielles pour adapter les référentiels locaux.
Le texte complet de cet article est disponible en PDF.Plan
Vol 26 - N° 13
P. 694 - novembre 2016 Retour au numéroDéjà abonné à cette revue ?


