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Pyélonéphrite aiguë lithiasique et ECBU négatif - 28/10/16

Doi : 10.1016/j.purol.2016.07.056 
J. Doublet , M. Popelin, B. Pangon, B. Lemaire, N. Margot
 Centre hospitalier Versailles, Le Chesnay, France 

Auteur correspondant.

Résumé

Objectifs

Les pyélonéphrites aiguës lithiasiques (PNAL) sont des urgences urologiques fréquentes. La décision thérapeutique est souvent prise sans les résultats du bilan bactériologique. Nous avons évalué si l’intensité de la fièvre, de l’hyperleucocytose sanguine et de l’élévation de la CRP étaient des facteurs prédictifs des résultats du bilan bactériologique.

Méthodes

Étude rétrospective de tous les dossiers de patients ayant été traités dans notre service pour PNAL entre le 01/01/13 et le 31/12/15. Tous les patients fébriles ou avec une bandelette urinaire positive et présentant un calcul urinaire obstructif ont bénéficié d’une antibiothérapie et d’un drainage des voies excrétrices supérieures en urgence avec prélèvement systématique des urines pyéliques (PUP). L’hémoculture (HC) n’était pas systématique. La température corporelle à l’arrivée, la leucocytose sanguine, la CRP et les résultats des prélèvements bactériologiques (ECBU vésical, HC, PUP) ont été relevés et comparés.

Résultats

Cent neuf patients (34 hommes) ont été traités. L’ECBU vésical était négatif dans 44/109 cas (40 %). Dans 10/44 cas, le germe a été identifié sur le PUP et dans un cas sur l’HC seulement. Au total, 33 patients avaient un bilan bactériologique négatif. La médiane de la température (38,3°C), de la leucocytose (11 400 GB/mL) et la CRP (75mg/L) de ce groupe (1) n’étaient pas différentes de celles des 76 autres patients (groupe 2) (respectivement 38,4°C, 11 900 GB/mL et 95mg/L). Sept sur 33 (21 %) patients du groupe 1 et 12/76 (16 %) du groupe 2 avaient reçu des antibiotiques avant prélèvements. L’antibiothérapie a été interrompue après 48heures chez 8/33patients dans le groupe 1. L’évolution a été favorable, comme chez les patients chez qui une antibiothérapie probabiliste a été poursuivie.

Conclusion

Une PNAL doit être traitée sur la simple suspicion clinique car le bilan initial ne permet pas de préjuger des résultats du bilan bactérien. Dans notre étude, 30 % des patients avaient un ECBU et un PUP négatifs. Dans ce cas, le diagnostic de PNAL doit être réévalué, notamment en l’absence d’antibiothérapie préalable. L’interruption du traitement antibiotique doit être discutée.

Le texte complet de cet article est disponible en PDF.

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© 2016  Publié par Elsevier Masson SAS.
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Vol 26 - N° 13

P. 696 - novembre 2016 Retour au numéro
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